Morpho : une filiale sous haute sécurité

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Morpho est une filiale de Safran spécialisée dans le développement de solutions et de produits pour la sécurité et l’identité. Un marché en plein essor dans un monde de plus en plus numérique et connecté, avec des recrutements en vue, pour exercer des métiers passionnants. Démonstration avec Frédéric Rohrbach, manager de l’unité Forensic Intégration.

Quel est votre parcours chez Morpho ?
Ingénieur en télécoms, j’ai rejoint Morpho en 2001 en tant qu’intégrateur. Puis j’ai piloté des projets dans le domaine des systèmes d’investigation criminelle, jusqu’à mon poste actuel de manager de l’équipe « Forensic Intégration » : une soixantaine de collaborateurs en France en charge de l’intégration, du déploiement et de la mise en œuvre de systèmes d’identification criminelle et de sécurité publique.

La sécurité est un domaine en plein essor… Quels sont vos besoins de recrutement en 2016 ?
Nous envisageons de recruter une vingtaine de personnes aux profils variés : ingénieurs intégrateurs juniors et seniors, chefs de projets à l’international avec au moins 10 ans d’expérience, ou encore architectes systèmes et IT.

Quelles sont les qualités requises pour intégrer Safran ?
Il faut à la fois être mobile et avoir une appétence pour les missions à l’international, où s’exerce 90 % de notre activité. La maîtrise de l’anglais est indispensable et une seconde langue étrangère, en particulier l’espagnol ou le portugais, est un plus. La capacité à travailler en réseau avec des équipes de différentes directions est fondamentale dans ces métiers.

Et que répondez-vous aux juniors qui par définition manquent d’expérience ?
Pour nous, les former quand ils sortent de l’école n’est pas un problème ! En revanche, le dynamisme, la curiosité, la rigueur et l’ouverture d’esprit sont les pré-requis d’une bonne intégration.

Selon vous, quel est le meilleur atout de Safran pour attirer et fidéliser ses collaborateurs ?
Outre les avantages inhérents à un grand groupe comme Safran, c’est bien sûr l’intérêt de la mission. Nos métiers sont passionnants et d’une très grande richesse : biométrie, système d’investigation criminelle, d’identification, de contrôles aux frontières, radars… Nos nombreux domaines d’application permettent de varier les activités et d’évoluer pendant toute sa carrière. En plus de travailler à l’international, chacun est en contact direct avec le client et peut ainsi voir fonctionner sur le terrain des systèmes qu’il a contribué à développer, ce qui est très rare.

La gestion de carrière est-elle programmée ?
La formation est une priorité de Safran. Chaque collaborateur bénéficie a minima d’un entretien annuel visant à faire un bilan et à tracer sa trajectoire de carrière à court et moyen terme. Nous avons aussi un comité de carrières mensuel qui réunit les managers.

Biométrie, détection, cartes à puce… On se croirait dans la série Les Experts. Quelle est votre série télé préférée ?
Le journal télévisé ! Dans une série comme Les Experts, on a l’impression que tout est facile, instantané, ce n’est pas très réaliste. Dans la vraie vie, bien que nos systèmes soient très performants, la résolution d’une affaire criminelle n’est pas immédiate.

EN 2016, MORPHO RECHERCHE…

1 / Des ingénieurs intégrateurs juniors
Le profil : moins de 3 ans d’expérience suite à un cursus en apprentissage, un stage de fin d’études ou une 1ère expérience dans le domaine du développement, du test ou de l’intégration.
La mission : il s’agit principalement d’installer et de réaliser des tests d’intégration des composants du système. Et parfois de développer des logiciels de fonctions complémentaires aux produits (customisation). Puis de valider le système avant son installation chez le client à l’international.

2/ Des ingénieurs intégrateurs seniors
Le profil : 5 à 10 ans d’expérience dans le domaine de l’intégration, ayant déjà encadré une équipe de 2 à 10 personnes. La mission : encadrer une équipe technique, être garant de la réalisation technique globale du projet. Assurer la préparation et la coordination de l’intégration et/ou de la customisation des différents modules, des phases de tests et de l’installation du système. Participer aux réunions techniques avec le client et piloter l’installation du système dans un contexte international.

3 / Des chefs de projets à l’international
Le profil : au moins 10 d’expérience, avec une solide expérience dans le pilotage de projets internationaux en développement et en intégration de systèmes complexes. Savoir établir un plan de charge, un planning de réalisation, un plan de gestion des risques et maîtriser la relation client.
La mission : à la tête de l’équipe technique composée d’intégrateurs juniors et seniors, il pilote le projet de réalisation d’un système de haute technologie. Il est responsable de la qualité du système à livrer au client, de la tenue des délais, de la maîtrise des risques et du respect du budget. Il est l’interlocuteur opérationnel privilégié du client.

4 / Des architectes systèmes
Le profil : au moins 10 ans d’expérience dans la définition et l’intégration de systèmes complexes, une grande autonomie, un bon relationnel, un esprit d’analyse et de synthèse.
La mission : analyser les besoins opérationnels du client, selon les contextes et les cas d’utilisation identifiés. Définir l’architecture système pour répondre aux besoins du client, Ecrire les documents de justification de l’architecture système retenue. Maintenir la cohérence des solutions proposées et leur pérennité vis-à-vis des demandes de changements du client. Participer, avec les équipes d’avant-vente, à la présentation des solutions aux clients. Etre le garant et le responsable technique du système au sein de l’équipe projet.

5 / Des architectes IT
Le profil : environ 10 ans d’expérience sur des projets d’intégration et de développement de systèmes. La mission : décliner des produits existants en vue d’en faire une solution « clés en main » pour nos clients. Décrire l’architecture logique et physique de la solution proposée (sécurité, haute disponibilité, performances…).

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4 QUESTIONS À… FRANÇOIS THILL, Directeur de Business unit Digital Security and Authentification Division chez Morpho.

1) Quel a été votre parcours ?
En sortant diplômé d’HEC en 2004, j’ai rejoint Dictao, une PME française spécialisée dans les logiciels de sécurisation des transactions utilisant la signature électronique. En 10 ans, nous sommes passés de 20 à environ 100 personnes, et le CA de 2 à plus de 15 millions d’euros. Une grande aventure ! Puis Morpho a racheté Dictao fin 2014, et je dirige aujourd’hui la BU Digital Banking au sein de la Division Digital Security de Morpho, qui regroupe environ 140 personnes dans le monde, dont plus de la moitié en France.

2) En quoi consiste l’activité Digital Banking ?
Nos clients sont les banques, auxquelles nous fournissons des solutions sécurisées pour identifier leurs clients sur tout type de terminaux (smartphone, tablette, ordinateur), les authentifier fortement à travers tous les points de contacts digitaux (app. mobile, site web, borne automatique en agence), et les accompagner dans la signature électronique de leurs transactions. Nous les accompagnons dans leur transformation numérique induite par leur défi actuel : proposer à leurs clients un accès à tous les services, en tout lieu et à tout moment, en toute confiance.

3) Un secteur en forte croissance…
En effet, le marché connaît un dynamisme certain en France comme à l’international. Nous devons aller vite pour répondre à la demande. Nous travaillerons en direct avec les grands comptes. C’est pourquoi nous recherchons des ingénieurs, des intégrateurs, des chefs de projets techniques, des commerciaux et avant-vente capables de créer des pôles de compétences et de piloter de nouvelles équipes à l’international… Le tout pour une vingtaine de postes à pourvoir à Paris dès cette année.

4) Si vous deviez convaincre des candidats de rejoindre vos équipes en quelques mots ?
Le digital banking est un sujet passionnant. C’est un marché technologique porteur et en pleine croissance, avec de vraies perspectives de carrière en France comme à l’international.

Le très haut débit générateur de 10 000 emplois

Le très haut débit générateur de 10 000 emplois

Grâce au plan France Très Haut Débit (THD) de 20 milliards d’euros lancé en 2013, l’ensemble du territoire national sera couvert d’ici 2022.

En 2015, le chiffre d’affaires de la filière a augmenté de 15 % par rapport à 2014 et a doublé en trois ans, à 1,45 milliards d’euros. Ce déploiement, assuré par les opérateurs de télécoms dans les grandes villes et par les Réseaux d’Initiative Publique (RIP) dans les campagnes, s’accompagne déjà d’une nouvelle hausse de la croissance du secteur, avec un chiffre d’affaires de 2 milliards d’euros en 2016, et d’une hausse des emplois : 6 000 l’an dernier (+ 17 %) et plus de 50 % cette année selon l’Observatoire des RIP !

Par ailleurs, les professionnels envisagent la création d’un contrat de filière avec l’Etat prévoyant la création de 10 000 emplois et la formation de 30 000 personnes d’ici 2020. C’est en effet toute une filière qui est concernée par ce gisement d’emplois : les opérateurs télécoms et les RIP, mais aussi les opérateurs de gros, les équipementiers, les bureaux d’étude, le génie civil… à la fois dans le privé et dans le public.

Si le marché de la fibre optique très haut débit reste marginal comparé à celui de la fibre optique traditionnelle, la demande de raccordements reste très forte. Pour le moment, en raison de certains changements de majorité dans les territoires, de la fusion entre SFR et Numericable et de la mise en suspens du plan THD à Bruxelles, la France a pris un peu de retard. Mais à terme, 43 % de la population devrait être raccordée au très haut débit, soit 15 millions de prises environ.

La foodtech, un secteur où les start-ups cartonnent

La foodtech, un secteur où les start-ups cartonnent

Livraisons à domicile, repas entre particuliers, sites de restaurants, applications pour choisir ses produits… la foodtech voit sa croissance exploser. Et ce n’est qu’un début.

La foodtech en plein boom

Outre-Atlantique, les start-ups mêlant nouvelles technologies et secteur alimentaire ont levé plus de 5 milliards de dollars en 2015. En Europe, d’après une récente étude du site Tech.eu, le marché de la foodtech représentait 1,1 milliard d’euros d’investissements en 2015, soit une augmentation de 42 % par rapport à 2014 ! Parmi les leaders du secteur, l’Anglais Delivery Hero, l’Allemand HelloFresh et le Français La Fourchette, vendu depuis à l’Américain TripAdvisor.    
Pays de la bonne bouffe, la France fait partie du top 5 des pays concernant les acteurs-acquéreurs ou les start-ups rachetées, après l’Allemagne, l’Angleterre, l’Espagne et l’Italie.
Le pays multiplie les innovations en matière de foodtech. Dernière en date, la plateforme “Smart Food Paris“, lancée le 13 janvier 2016, et qui vise à favoriser l’émergence de jeunes pousses révolutionnant l’univers de l’alimentaire.

Les idées made in France qui fonctionnent

Premier service connu en termes de foodtech, les livraisons à domicile. Que ce soit de véritables plats – avec le fleuron français Foodchéri, lancé en 2015 – ou des kits de plats à préparer. Avec 500 kits livrés chaque semaine, la start-up française phare Les Commis, permettant de concocter des recettes de grands chefs, ambitionne le million d’euros de chiffre d’affaires d’ici deux ans.

L’ubérisation de l’économie gagne aussi l’univers du foodtech ! Exemple criant : la plateforme de repas entre particuliers Vizeat, présente dans une soixantaine de pays et qui a racheté son concurrent Cookening en février.

Autre forme de repas à domicile, les plats de grands restaurants livrés chez vous, avec possibilité de déduction d’impôts (sites MyCuistot, CityChef, La Belle Assiette).
Plus confidentiels mais à fort potentiel, les sites de lutte contre le gaspillage alimentaire, comme OptiMiam (90 commerçants partenaires à Paris et plus de 30 000 utilisateurs).

Sans compter les applications pour analyser la composition des produits en scannant le code-barres (mesGoûts, Ecocompare…) ou pour dégoter à la vente sa bouteille de vin préférée (Dénicheur de Vins, WineAdvisor…). En attendant les gâteaux imprimés en 3D, qui fleurissent déjà Outre-Rhin…

Le coworking, c’est in !

 coworking

Espace de travail partagé pour les freelances, le coworking se développe à vitesse grand V en France. Ca tombe bien, les métiers de l’informatique sont bien représentés.

Les activités informatiques à l’origine du coworking

Les espaces de coworking ont fleuri il y a une vingtaine d’années, sous l’égide des communautés informatiques, notamment les hackerspaces, aux Etats-Unis (autour de San Francisco et la Silicon Valley) et en Allemagne. Ces espaces se sont démocratisés, avec l’idée pour les travailleurs indépendants de ne pas rester isolés chez eux ou dans un café.  

En fait, le coworking recouvre deux notions principales. C’est à la fois un espace de bureaux partagés, que des travailleurs indépendants peuvent investir moyennant finance (entre 5 et plus de 200 euros selon les formules), et un réseau que les travailleurs peuvent tisser, grâce ce partage d’espace et aux initiatives prises par les responsables (conférences, rencontres, jobdatings…).

Plus qu’une simple location de bureaux, le coworking s’avère prescripteur d’échanges et peut permettre de développer son business.

Les espaces de coworking en France

Les premiers espaces de coworking français ont vu le jour en 2007 avec la Boate à Marseille et en 2008 avec la Cantine à Paris (devenue NUMA). Aujourd’hui, on compte une trentaine d’espaces de coworking à Paris et plus d’une centaine en province, ce qui place la France au 6ème rang mondial. Portés par l’expansion des nouvelles technologies et par des entreprises comme la start-up Bureaux à Partager, le coworking se développe de plus en plus.

Selon l’étude de Deskmag, il faut être entre 2 et 3 personnes minimum pour être considéré comme un espace de coworking. 80 % sont gérés par des sociétés privées, 13 % par des organisations à but non lucratif et le reste par l’Etat.    

Une philosophie du Web

L’informatique reste au cœur des activités du coworking, avec des professionnels indépendants qui gravitent autour des télécommunications, du Web ou des réseaux sociaux. Des professions qui elles-mêmes s’exercent facilement en nomade grâce à des outils numériques porteurs de nouvelles valeurs de partage, de création collective et de circulation d’informations !

Dans ces espaces de coworking vous pourrez ainsi vous poser avec vos outils de travail (ordinateurs portables, smartphones…) avec Wifi à disposition et souvent imprimante/scanner. Parmi les espaces les plus connus, on peut citer la Ruche, l’anticafe ou la Mutinerie.

Administrateur BDD

L’administrateur BDD (de bases de données) est responsable de la conception et du bon fonctionnement des serveurs de bases de données.

Missions De l’administrateur BDD

L’administrateur BDD est en relation avec les chefs de projet et le support technique. Il participe au choix et à la mise en œuvre des bases de données de l’entreprise. Il configure celles-ci et assure leur intégrité et leur fonctionnement au quotidien. Il gère les droits d’accès et veille à la sécurité des données. L’administrateur BDD est en charge d’intervenir rapidement auprès des utilisateurs en cas de mauvais fonctionnement ou de panne du serveur de base de données. Il définit les procédures de sauvegarde des bases de données et met en place des outils de surveillance. Il forme et assiste les utilisateurs et met en œuvre un support technique et un standard d’utilisation pour l’ensemble des bases de données. Il gère la performance et l’optimisation des ressources. Il assure une veille technologique permanente.

Compétences

L’administrateur BDD connaît les principaux systèmes de gestion de base de données relationnelle (Oracle Database, MySQL, PostgreSQL, Microsoft SQL Server…). Il a la connaissance également des langages de programmation, des systèmes d’information et de l’activité de l’entreprise. Il est à l’aise avec les questions de sécurité et est curieux des évolutions technologiques. L’administrateur BDD travaille de manière autonome. Il est rigoureux et a le sens de la méthode et celui de l’organisation. Il possède un esprit d’analyse et de synthèse, le sens de la communication et une grande ouverture d’esprit. Il est digne de confiance, car il est susceptible de manipuler des données très confidentielles, sait être à l’écoute des utilisateurs et fait preuve d’une bonne capacité d’adaptation. Il sait également être disponible et réactif quand la situation l’exige (résoudre les problèmes rapidement).

Évolution

L’administrateur BDD à la possibilité d’évoluer vers le poste de chef de projet, le métier de consultant en systèmes d’information ou encore celui d’architecte de bases de données après quelques années d’expérience.

2eme région de l’emploi numérique : la Région Rhône-Alpes

slasherAvec 4 700 emplois créés depuis 5 ans, la région Rhône-Alpes occupe la deuxième place des régions numériques en France après l’Ile-de-France, qui en compte 7 000. C’est le premier résultat de l’étude effectuée par l’Observatoire du numérique en région Rhône-Alpes, fruit de la collaboration entre le Clust’R numérique et le cabinet EY

Si la région Rhône-Alpes se développe à grands pas en matière de numérique, avec une dynamique trois fois supérieure à celle de l’Ile-de-France, deux facteurs principaux freinent son évolution : la difficulté de recruter des talents et la faiblesse de l’exportation de ces activités. En effet, 45 % des entreprises interrogées déclarent avoir des postes non pourvus, principalement des développeurs informatiques, et dans une moindre mesure, des consultants et des commerciaux. Les profils recherchés par les entreprises restent fortement diplômés (72 % de Bac +4/5) et la formation apparaît comme l’un des principaux accusés.

Concernant le second facteur, seules 25 % des entreprises numériques accordent de l’importance au critère de l’export. Or, en Europe, le numérique est le premier secteur porteur de projets d’investissement étrangers. Et la région Rhône-Alpes n’arrive qu’à la 17ème position.
Pour devenir “the place to be”, la région Rhône-Alpes doit relever le défi de l’emploi et du développement international. 2016 s’annonce une belle année, puisque 72 % des entreprises se disent prêtes à créer des postes.