Aaron Swartz, le libre penseur du net

Comment survivre à l'été au bureau ?

Publié aux éditions B42, « Aaron Swartz : celui qui pourrait changer le monde » est un livre hommage à la pensée et à l’œuvre d’un programmeur informatique de génie. Connu pour ses actions et écrits engagés en faveur de la culture libre, Aaron Swartz s’est malheureusement révélé au grand public à la suite de son suicide en janvier 2013. Il avait 26 ans. Ses articles, extraits de conférences, interviews, manifestes… sont aujourd’hui publiés en français. Attention, l’informatique est politique. 

Du développeur génial au défenseur gênant 

Aaron Swartz (1986-2013), programmeur informatique, essayiste et hacker-activiste, défenseur acharné du libre savoir, met fin à ses jours en janvier 2013 à New York, deux ans après son arrestation par le FBI pour avoir téléchargé illégalement des documents scientifiques appartenant au MIT, un mois tout juste avant le début de son procès. Il a 26 ans.

Convaincu que l’accès à la connaissance constitue le meilleur outil d’émancipation et de justice, il consacre sa vie à la défense de la « culture libre ». Il joue notamment un rôle décisif dans la création de Reddit, des flux RSS, dans le développement des licences Creative Commons ou encore lors des manifestations contre le projet de loi SOPA (Stop Online Piracy Act), qui visait à restreindre les libertés sur Internet. Au fil de ses différents combats, il rédige une impressionnante quantité d’articles, de textes de conférences et de pamphlets politiques, dont une partie est rassemblée dans cet ouvrage. L’adolescent, déjà brillant, laisse progressivement place à l’adulte, toujours plus engagé, se prononçant sur des sujets aussi variés que la politique, l’informatique, la culture ou l’éducation, et annonçant nombre de questions débattues aujourd’hui. Tiraillé entre ses idéaux et les lois relatives à la propriété intellectuelle aux États-Unis, harcelé par le FBI à la suite d’un procès intenté à son encontre, Aaron Swartz se suicide à quelques semaines de son procès.

La rencontre décisive

Son ami et mentor, Lawrence Lessig, professeur de droit à Harvard et candidat aux primaires démocrates pour l’élection présidentielle américaine de 2016, signe l’introduction de cet ouvrage.

Ce juriste, professeur à Harvard, militant du libre, cofondateur de la licence Creative Commons et candidat démocrate à la dernière présidentielle américaine, était très proche d’Aaron Swartz, qu’il a connu dès ses 13 ans. « Je l’ai rencontré quand c’était encore un gamin un peu enrobé, qui se rendait aux conférences tech avec ses parents. Il s’asseyait au premier rang et posait les questions les plus intelligentes de toute la salle. Il attaquait assez agressivement tout ce que je disais et j’appréciais cette défiance de la part d’un enfant », confie ce dernier.

Au début de leur relation, le juriste était comme un professeur pour Aaron, « mais à la fin, c’était lui mon mentor et moi son élève… » Une relation très forte que Lawrence Lessig présente avec beaucoup d’humilité dans la préface du livre.

Les deux hommes ont notamment travaillé sur la création des licences Creative Commons. « À l’époque, il avait cette belle naïveté de penser qu’il suffisait d’enclencher des choses pour que la société se répare toute seule », raconte Lessig.

Une liberté perdue à défendre celle des autres

Mais son obsession pour la libre diffusion de tous les savoirs finira par le rattraper. En 2011, le FBI l’arrête pour téléchargement illégal de documents scientifiques appartenant au MIT. Le jeune homme risque 35 ans de prison, avec une possibilité de réduction de peine à condition de reconnaître le crime dont on l’accuse. Impensable pour Aaron. Il comprend qu’il a perdu sa propre liberté en défendant celle des autres, et se suicide en 2013, à 26 ans seulement.

Sa pensée enfin libre, en livre

Le livre divisé en sections présente avant chacune d’elles une éclairante analyse par l’un des proches collaborateurs d’Aaron Swartz – dont l’auteur de science-fiction Cory Doctorow, l’éditorialiste de Slate David Auerbach et David Segal, avec qui Swartz a cofondé l’organisation militante Demand Progress.

Traduit de l’anglais par Amarante Szidon et Marie-Mathilde Bortolotti, cet ouvrage est publié avec le soutien du Centre National du Livre et de la région Île-de-France.

« Aaron Swartz : celui qui pourrait changer le monde » aux éditions B42, 392 pages, 23€

Extraits 

Aaron Swartz, à 17 ans. 

« À chaque fois que des lois de monopole intellectuel sont élargies, nous ôtons inévitablement leurs droits d’expression aux individus. Si la copie mot pour mot est illégale, alors on peut théoriquement être poursuivi pour avoir cité Martin Luther King. (…) Au final, à mon avis, le piratage aura gain de cause, mais quelle que soit l’issue de cette affaire, les dommages collatéraux infligés à nos libertés, à nos ordinateurs et aux prochaines générations seront énormes. »

Entretien publié le 23 janvier 2004 sur le blog Waffle, quand Aaron Swartz avait 17 ans (à découvrir en intégralité dans le livre)

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Aaron Swartz, à 19 ans. 

« Il existe une norme sociale qui veut que le temps que l’on passe à discuter d’une chose devrait être plus ou moins proportionnel à son importance. On peut imprimer des montagnes de documents sur des problèmes de relations internationales, mais passer deux e-mails à discuter de ponctuation semblerait extrêmement étrange. Il y a juste un problème : j’aime beaucoup les discussions approfondies sur la ponctuation et autres trivialités de ce genre. (…) Quelle est cette pulsion qui me pousse à interroger la ponctuation ? C’est la tendance à ne pas simplement accepter les choses telles qu’elles sont, mais à vouloir les penser, les comprendre. Ne pas se satisfaire de se sentir simplement triste, mais se demander ce que signifie la tristesse. Ne pas seulement acheter une carte de bus, mais réfléchir aux raisons économiques qui font qu’acheter une carte de bus a un sens. J’appelle cette tendance “la tendance intellectuelle”. (…) Les vrais intellectuels, au sens où je l’entends du moins (…) rien ne leur tient plus à coeur que d’expliquer leurs idées, afin que ceux qui s’y intéressent puissent les comprendre. S’ils peuvent sembler prétentieux, c’est simplement parce que discuter de ce genre de choses n’est pas normal. »

Extrait de l’article « Ce que veut dire être un intellectuel », publié sur le blog d’Aaron Swartz le 17 avril 2006.

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Aaron Swartz à 21 ans :

« Vous tous, qui pouvez accéder aux ressources – étudiants, bibliothécaires, scientifiques -, dites-vous que l’on vous a accordé une forme suprême de privilège. (…) Mais vous ne devez pas – et moralement, vous ne pouvez pas – garder ce privilège pour vous seul. Votre devoir est de le partager avec le reste du monde. (…) Il nous faut nous emparer du savoir, où qu’il soit, effectuer des copies et les partager avec le reste du monde. »

Extrait du « Manifeste pour une guérilla en faveur du libre accès », publié en juillet 2008.

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Aaron Swartz, à 24 ans.

« En théorie, l’homme politique idéal devrait être une sorte d’homme d’État désintéressé. (…) Mais un tel individu ne peut exister que dans un monde où ne règne pas le conflit. Légiférer serait une affaire simple si elle n’était pas traversée par de profondes querelles politiques. Mais dans la plupart des collectivités américaines contemporaines, une telle situation relève de la pure imagination. Riches et pauvres, entreprises et syndicats, gauche et droite y coexistent. Leurs revendications sont sérieuses – et typiquement inconciliables. Aucun élu ne peut honnêtement se faire le porte-parole de leurs intérêts communs, tout simplement parce que sur les questions majeures d’intérêt public, il n’existe pas d’intérêt commun. »

« Telles sont les instructions de Keynes pour une économie prospère : des taux d’intérêt faibles, un gouvernement qui investit, et de l’argent redistribué aux pauvres. Et pendant un temps (…) c’est plus ou moins ce que nous avons fait. Les résultats furent merveilleux : l’économie connut une forte croissance, l’inégalité diminua, tout le monde avait du travail. Mais à partir des années 1970, les riches organisèrent une contre-attaque. Ils n’aimaient pas voir l’inégalité – et leur fortune – fondre comme neige au soleil. Il y eut alors une résurgence de la théorie économique classique (…). L’économie s’effondra, les inégalités montèrent en flèche, et les choses ne furent plus jamais les mêmes depuis. (…) Une fois encore, Keynes nous fournit des instructions sur la manière de nous en sortir. La question est de savoir si nous allons les suivre. »

Extrait d’une conférence intitulée « Les rouages du Congrès », donnée à Harvard au printemps 2011.

French Tech Lyon : Think BIG !

French Tech Lyon : Think BIG !

Notre tour de France des plus grands écosystèmes labellisés French Tech continue ! Ce mois-ci, nous vous invitons à découvrir l’une des plus puissantes, de par son dynamisme, sa force d’innovation et son rayonnement international : la French Tech de Lyon.

Porté par une plateforme opérationnelle de fédération et de communication efficace, l’écosystème lyonnais se développe à très grande vitesse depuis sa labellisation en novembre 2014. L’association French Tech Lyon s’est fixée des missions précises et s’y tient :

– agir en guichet d’orientation pour les porteurs de projets et start-up vers l’ensemble de l’écosystème French Tech local, national et international ;
– impulser une dynamique de création de valeur avec les acteurs qui développent l’innovation par le numérique ;
– s’investir quotidiennement et activement en faveur de la création d’emploi et du soutien aux start-up et scale-up prometteuses : accompagner dans la formation, accélérer via les dispositifs French Tech (bourses, Pass, Réseaux Thématiques, plans diversité, visas…), faire rayonner les projets porteurs.

Au total, l’ambition est claire : accélérer 100 nouvelles start-up chaque année et aider à l’émergence de 15 Tech Champions sur la prochaine décennie afin de renforcer le positionnement de Lyon comme Métropole Européenne de référence en matière d’Innovation.

2018 : Totem place BIG opening ! 

Et ce n’est que le début ! En 2018, un nouveau cap pour la FT Lyon avec l’ouverture du lieu Totem de l’écosystème tech lyonnais : 3000 m2 dédiés aux start-ups, 1000 m2 consacrés à l’événementiel, pas moins de 40 start-up hébergées sur place… Vallée magique du numérique et de la tech, la French Tech Lyon croit en ses start-upers et croît aussi rapidement qu’eux !

A la recherche d’un nouveau job à Lyon ? Découvrez toutes nos offres !

Quelques chiffres pour s’en convaincre :

1er Pôle Industriel de France
78 000 emplois dans la filière GREEN TECH
59 000 emplois dans la filière BIOTECH, dont 5 000 concentrés dans le Biopôle
50 000 emplois dans la filière INFORMATIQUE / NUMERIQUE
Prêt à bouger pour trouver le boulot de vos rêves ? Une place vous y attend forcément !

1ère Smart City de France

Avec le quartier de la Confluence, premier quartier labellisé WWF de France, un living lab unique en France (le Tuba) inspirant de nombreuses métropoles internationales, ou encore en ayant été la 1ère ville de France à mettre au service de ses citoyens un système de vélo libre service (Vélo’V), Lyon affirme sa position de leader national en matière de ville intelligente et connectée.

1er Accélérateur de France labellisé “French Tech” : AXELEO

En avril 2015, AXELEO levait 2,3 millions d’euros, dont 50% abondés par le Fonds d’Accélération French Tech du Programme d’Investissement Avenir (PIA). L’accélérateur lyonnais devenait ainsi le premier accélérateur de France labellisé “French Tech”.

1ère Ville à accueillir à 2 reprises la conférence internationale “WWW”

La célèbre conférence internationale Word Wide Web (WWW) s’était déjà tenue à Lyon en 2012 et en Juin 2015, Lyon Métropole a été retenue pour de nouveau accueillir cet événement emblématique du Web. C’est la première fois dans l’histoire de la conférence qu’elle revient dans la même ville, affirmant la position de Lyon comme place Européenne de référence en matière de Web.

1ère… historique ! 

Des secteurs scientifiques au culturel, Lyon fut et demeure le berceau de nombreuses inventions et innovations : les Frères Lumière, inventeurs du cinéma, André Ampère physicien précurseur de la mathématisation de la physique, Claude Bernard et Marcel Mérieux scientifiques emblématiques en médecine.

Lyon a toujours été une ville pionnière, une ville d’innovation et continue à développer des laboratoires d’expérimentation et de recherche ainsi que des pôles scientifiques à la pointe de la technologie dans les Sciences de la vie, l’Eco-technologie, le Numérique…

1ère Ville Business Friendly en France

Lyon est citée comme la 1ère ville de France pour l’alliance Carrière / Qualité de Vie. (Source : APEC 2014)

2ème Pôle Numérique de France

Plus de 50 000 emplois à travers 7 000 entreprises du numérique.

2ème Ville Artistique et Culturelle de France

Avec un axe fort sur l’art numérique et des événements internationaux tels que la Fête des Lumières, les Nuits Sonores, le Festival Lumière,… (“Lyon 2ème Ville Artistique et Culturelle de France ” – Source : Le Journal des Arts 2013).

2ème Pôle Scientifique de France et 2ème ville de France en dépôt de brevets

La création de la COMUE Université de Lyon (COMmunauté d’Universités et d’Etablissements), réunissant 12 établissements supérieurs a doté la ville de Lyon du 2ème pôle scientifique français. Ce pôle représente 13 300 chercheurs, quelques 600 laboratoires ou encore un total des dépenses en R&D en Rhône-Alpes qui sont comparables à celles de la Finlande, du Danemark ou des régions de Madrid et Barcelone réunies.

Lyon est aussi la 2ème ville de France pour le dépôt de brevets avec l’Université Lyon 1 qui constitue la 1ère université Française en la matière (Source : Le Progrès, Avril 2014).

3 Filières d’excellence du numérique 

SOFTWARE (Logiciel) : BtoB, BtoBtoC, BtoC, Saas, Cloud, Productivité, Loisirs,…
HARDWARE (Matériel Informatique) : IoT, Robotique, Fablabs
CONTENUS CRÉATIFS NUMÉRIQUES : Jeux Vidéos, Production Cinématographique et Audiovisuelle, Animation,…

3 écosystèmes labellisés “French Tech” en Rhône-Alpes : 2 Métropoles labellisées “French Tech” en Novembre 2014 : LYON FRENCH TECH et DIGITAL GRENOBLE + 1 Ecosystème thématique labellisé en Juin 2015 : SAINT-ETIENNE, pour son excellence en “Design”. Ces 3 pôles, fédérés et en lien étroit les uns avec les autres métropoles de la région font de notre territoire un secteur géographique propice au développement de l’innovation, à l’image de la Silicon Valley.

7 Start-Up Lyonnaises lauréates du “Pass French Tech”

Et enfin …

300 Formations Numériques à Lyon Métropole !

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Top 5 des applis & objets connectés qui révolutionnent la musique

Top 5 des applis & objets connectés qui révolutionnent la musique

C’est l’été, la saison des festivals et des playlists ensoleillées… De la terrasse aux salles de concert, de la plage jusqu’au fond de la piscine (il existe désormais d’excellents lecteurs waterproof – sensations garanties), les dernières inventions tech révolutionnent l’expérience musicale. Plus intuitive, plus accessible et toujours plus personnalisée, ces applis révolutionnent l’écoute et vous permettre de ressentir vos musiques préférées plus fort que jamais. Cinq exemples pour s’en convaincre.

Aurasens : au-delà de la musique 
Lauréate du concours Be The Future of Sound, cette start-up a développé des solutions qui permettent de « vivre l’expérience de la musique avec l’ensemble de son corps ». Concrètement, la société parisienne a mis au point un fauteuil qui permet de ressentir, grâce à des vibrations émises par le siège, le rythme de la musique que l’on écoute via un casque ou des enceintes : il s’agit de reproduire les sensations que procure l’écoute de musique en boîte de nuit. Le son dans tous les sens, par tous les sens.

Prizm : une ambiance sans fausse note 
Une appli qui prédit la musique qui va être la plus appréciée par les personnes présentes dans une même pièce ? Succès garanti en soirée. Créé en 2014 par Pierre Gochgarian, Arthur Eberhardt, Olivier Roberdet et Pierre Verdu, Prizm développe un lecteur audio intelligent. Le principe est simple, le lecteur reconnaît les personnes présentes dans une pièce grâce à leur smartphone. Il est alors capable de proposer une playlist personnalisée en trouvant le juste équilibre ou le bon mix entre les goûts musicaux de chacun. Prizm est même capable de suggérer des morceaux, sélectionnés dans un catalogue de plusieurs millions de titres, et vous pourrez alors sauvegarder les morceaux qui vous ont plu. Le lecteur audio est capable de détecter le moment de la journée, le jour de la semaine, ainsi que le nombre de personnes présentes dans une pièce, pour s’adapter automatiquement à l’ambiance. La start-up, après une efficace campagne de financement sur Kickstarter et une levée de fonds auprès du fondateur de Deezer et de Xavier Niel, décolle rapidement et emploie déjà 14 personnes à Paris.

Live Tonight : concerts privés sur commande ! 
Envie d’offrir un cadeau vraiment exceptionnel ou simplement de changer les règles pour exaucer votre rêve le plus fou ? Créée en 2016, l’appli Live Tonight vous permet d’inviter un groupe de musique ou artiste chez vous, où que vous soyez. La solution, initialement prévue pour les professionnels, est désormais accessible au grand public.

Phonotonic : vous savez bouger ? Vous savez composer ! 
Fondée en 2011 par Nicolas Rasamimanana et soutenue pendant deux ans par l’incubateur le Centquatre à Paris, la start-up Phonotonic commercialise son objet connecté du même nom, équipé d’un capteur de mouvement qui permet à l’utilisateur de composer intuitivement de la musique avec ses propres gestes. Un concept qui se rapproche des jeux vidéos musicaux comme Guitar Hero ou Just Dance, mais sans l’écran.

Augmented Acoustics : personnalisez les concerts ! 
Cette appli permet de prendre le contrôle du son et de vivre des concerts sur-mesure. Grâce à un boîtier connecté, une application et des écouteurs intra auriculaires, vous pouvez harmoniser le son ou renforcer ce que vous souhaitez plus particulièrement entendre en augmentant la voix du chanteur ou en renforçant ou baissant telle ou telle ligne instrumentale.

SII : « Les modes de recrutement ont changé, nous aussi ! »

SII : « Les modes de recrutement ont changé, nous aussi ! »

Un groupe qui valorise les candidats et rend plus attrayante la recherche d’emploi : on devait vous en dire plus ! Nouvelle plateforme carrière totalement dédiée aux offres d’emploi et aux candidats, #FUNgenieurs de SII simplifie le process de candidature online et transforme les modes de recrutement. Pour savoir comment, nous avons rencontré Maud Lorant, directrice du recrutement SII et Delphine Salva, responsable communication du groupe. 

Depuis 1979 spécialisé dans le conseil et l’ingénierie, SII a su deviner le sens du courant. Qu’est-ce qui le rend unique dans son domaine ? 
Avec une présence dans 18 pays et plus de 7 000 collaborateurs, le Groupe SII s’appuie sur une offre multi-sectorielle et pluridisciplinaire en plaçant la proximité au cœur de ses engagements. Notre baseline à l’origine était “SII, Un monde d’Ingénieurs” la dimension humaine et l’expertise ont donc toujours été dans notre ADN

Sur quels grands projets travaillez-vous actuellement ?  
Nos consultants interviennent sur la transformation numérique des métiers de nos clients. Notre expérience, nous l’avons acquise sur l’expertise technologique. Aujourd’hui nous apportons nos savoir-faire dans de nombreux secteurs : la défense, les télécoms la transition énergétique, le transport de voyageurs multi modal, le retail et la distribution multi canal, ou encore dans la banque de demain…

Sur quelles valeurs repose votre communauté de “fungénieurs” ? 
#FUNgenieur est le mouvement des universitaires / ingénieurs fiers d’être acteurs du développement des logiciels qui changent le monde. Entrer dans la communauté des #FUNgenieurs c’est avoir à portée de main les moyens de s’épanouir dans son métier au travers de formations qualifiantes (lean, technique, agile, communication…). Mais aussi, renforcer sa passion pour la technologie en participant à des conférences (telles que Devoxx, DevFest…), valoriser son talent en s’inscrivant dans une logique de partage sur les réseaux sociaux, sur le blog technique du groupe, le blog #FUNgenieur, partager son savoir par la mise en place d’événements tels que les dej tech, les afterworks techno ou encore sur la plateforme interne d’e-learning.
Avec #FUNgenieur, vous construisez votre communauté au travers d’événements festifs internes comme les soirées d’agences ou les pots improvisés où vous pouvez dialoguer avec une structure de proximité dans une logique d’écoute, d’impertinence positive. L’initiative personnelle est la qualité centrale recherchée chez un #FUNgenieur au sein du Groupe SII.

Quelle ambition derrière votre plateforme de recrutement #fungenieur ? Attirer des profils atypiques, scientifiques mais funs ? Ou simplement les meilleurs, en leur promettant un cadre de travail plus fun qu’ailleurs ?
Afin d’offrir une expérience candidat toujours plus riche nous lançons notre plateforme carrière www.recrutefungenieur.fr totalement dédiée aux offres d’emploi et aux candidats. En effet, les ingénieurs et les techniciens sont des cibles très sollicitées, le Groupe SII l’a saisi et nous souhaitons en ce sens simplifier le process de candidature online. Au travers de ce nouveau site, le candidat est invité à découvrir ou redécouvrir le mouvement #FUNgenieur, véritable leitmotiv au quotidien de nos collaborateurs, les informations essentielles du Groupe mais surtout postuler simplement aux offres qui lui correspondent. Un simple lien LinkedIn ou Viadeo suffisent, le CV et la lettre de motivation deviennent des options, les modes de recrutement ont changé, nous aussi ! Sur Desktop ou sur mobile, nous donnons le choix aux candidats, qu’ils soient atypiques, scientifiques, fun et ou experts tous peuvent tenter leur chances afin de devenir #FUNgenieur et d’évoluer dans un cadre de travail stimulant.

Le Groupe SII est-il à la recherche de nouveaux collaborateurs ? Quels profils recherchez-vous ?
Plus de 2 300 postes sont à pourvoir en 2017 dont plus 1 000 #FUNgenieurs en France dans des secteurs variés d’ingénierie. Les contrats proposés sont en CDI. Les profils ingénieurs et universitaires (BAC +5) sont recherchés en priorité mais la personnalité et l’expérience occupent une place importante dans le processus de recrutement, tant pour accompagner le développement de nouveaux métiers que pour soutenir l’évolution des métiers historiques du Groupe. Les développeurs Web, Objets ou embarqués sont très recherchés tout comme les ingénieurs systèmes aéro ou encore les métiers de l’infrastructure réseau, sécurité.

En quelques mots, quels arguments mettriez-vous en avant pour convaincre ces talents de postuler au sein du Groupe SII ? 
Nous ne concevons pas la gestion de nos activités sans placer l’humain au cœur du dispositif.
Les valeurs du Groupe SII reposent sur l’engagement, la responsabilisation, la transparence, la confiance, la qualité et le professionnalisme.
Rejoindre SII c’est faire partie d’une communauté qui sait insuffler une bonne dose de FUN dans nos métiers où les maîtres mots restent l’expertise et l’exigence. Travailler chez nous ce n’est pas juste trouver un job, c’est participer à l’ingénierie de demain et rejoindre une communauté positive et passionnée par la technologie.

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SII en quelques chiffres
SII est une ESN créée en 1979 qui compte aujourd’hui plus de 7000 collaborateurs dans 18 pays. Avec 66 implantations en France et à l’International, le groupe, côté à la Bourse de Paris, affiche une progression constante depuis ses débuts et poursuit son ascension dans le conseil en technologies et l’intégration de systèmes informatiques : plus de 2300 postes à pourvoir en 2017, dont plus de 1000 en France !

Bien-être au travail : Infolor mise sur le sport

Bien-être au travail : Infolor mise sur le sport

C’est une des tendances incontournables de ces dernières années dans les milieux des Ressources Humaines et du Management : le bien-être et le bonheur en milieu professionnel. Or c’est désormais une certitude, la qualité de l’environnement de travail influe grandement sur la productivité et la motivation des employés. C’est pourquoi de très nombreuses entreprises cherchent aujourd’hui à optimiser les conditions de travail de leurs employés et à favoriser leur bien-être en milieu professionnel.

Le bien-être et le bonheur au travail : un défi majeur pour les chefs d’entreprise
L’Express parle de « la mélodie du bonheur en entreprise » et souligne au détour d’une enquête l’apparition de nouvelles pratiques importées des États-Unis dans les entreprises françaises : espaces aménagés de manière plus conviviale, création d’espaces de détente et de salles de créativité, introduction de CHO (Chief Hapiness Officer) ou autrement dit, de « managers du bonheur »… De telles révolutions de l’espace de travail ont pu être constatées chez Danone, Deloitte ou encore L’Oréal, et visent à créer un esprit d’ouverture plus propice à la créativité et à l’innovation.

Ces métamorphoses de l’espace de travail ont été motivées par le constat suivant : le mal-être au travail constitue un coût non négligeable pour les entreprises, provoquant des baisses de motivation, de l’absentéisme et dans le pire des cas, un turn-over important. Le bonheur serait ainsi selon L’Express une véritable « source de performance économique », les salariés étant 31% plus productifs et 55% plus créatifs s’ils sont heureux dans leur travail. Cependant certains parlent de
« Happywashing », et insistent sur le fait qu’une optimisation de l’espace professionnel ne sert à rien si elle n’est pas accompagnée d’une réforme des pratiques managériales.

Il est ainsi recommandé, pour favoriser le bien-être et l’épanouissement au travail, de procéder à une redistribution du leadership auprès de tous les salariés de l’entreprise en encourageant les prises d’initiative, l’autoévaluation et la créativité. Chaque employé est ainsi responsabilisé et sent son travail reconnu par ses pairs et par sa hiérarchie. L’idée est donc de laisser la prise de décision aux équipes plutôt que de faire dicter la stratégie adoptée par la direction, de manière à ce que chaque employé soit véritablement acteur et actif au sein de son entreprise.

Le bien-être au travail à travers les cultures européennes
La question se pose également de savoir qui sont les salariés les plus épanouis dans leur travail en Europe. Il s’avère que les Néerlandais arrivent en première place devant l’Autriche, la Belgique et l’Allemagne, selon un baromètre Edenred-Ipsos réalisé dans 14 pays différents.

La République Tchèque, la Roumanie et la Grande-Bretagne seraient les pays européens affichant les plus bas taux de salariés heureux au travail. La France se situerait quant à elle dans la moyenne selon cette même étude.

La France en retard sur la question du bien-être au travail ?
Cependant, l’hebdomadaire économique Challenges fait une autre analyse de la situation en affirmant que la France se trouve « à la traîne » par rapport à d’autres pays du monde en matière de bonheur et d’épanouissement au travail. Les principales récriminations des salariés sont les suivantes :
– Manque de considération de la hiérarchie
– Faible solidarité entre collègues
– Intérêt limité pour le travail
– Sentiment de déséquilibre entre vie privée et vie professionnelle

On ressent donc que de nombreux salariés français sont dans une quête de sens vis-à-vis de leur travail et cherchent à développer des relations professionnelles à la fois plus saines et plus constructives. Il n’est donc pas forcément suffisant de mettre en place des ateliers de « team building » ou d’organiser un tournoi de ping-pong pour instaurer le bien-être au sein de l’entreprise, comme le souligne un article des Echos.
Avec la démultiplication des burn-out, bore-out et brown-out au sein des entreprises françaises, la réponse la plus adéquate semble plutôt de parvenir à fédérer les employés autour d’un projet commun. C’est la stratégie adoptée par de nombreuses organisations danoises, parmi lesquelles on retrouve Novo Nordisk (un groupe pharmaceutique engagé dans la guérison du diabète) et Lego, dont l’objectif affiché est de développer la créativité des enfants.

Le bien-être par le sport en milieu professionnel
Un projet commun peut également prendre la forme d’un rendez-vous hebdomadaire permettant de rassembler les employés d’une entreprise autour d’objectifs communs – un rendez-vous sportif par exemple. De très nombreuses entreprises misent sur le sport pour instaurer une meilleure
collaboration entre les équipes et favoriser une communication plus fluide ainsi que la construction de relations professionnelles de confiance. Ces rendez-vous sportifs peuvent prendre des formes diverses.

Le sport peut en effet avoir un très bon impact sur les performances de l’entreprise, comme l’affirme un article du Figaro en se basant sur une étude de Décathlon Pro. Le sport serait ainsi un facteur de valorisation de l’entreprise en termes d’image, et preuve d’une véritable attention portée au bien-être des collaborateurs. Cette valeur sportive incarnerait également la modernité pour 56% des sondés, et serait très attractive pour les potentiels candidats.

Le sport permettrait ainsi de décompresser, de garder la forme et de construire des relations de qualité avec ses collègues, ce qui peut par la même occasion renforcer la motivation des collaborateurs. Une activité sportive en équipe au sein de l’entreprise peut donc avoir des répercussions très positives sur l’activité de l’entreprise et surtout sur le bien-être des salariés.

C’est pourquoi l’Entreprise de Services du Numérique (ESN) Infolor, basée à Montrouge en région parisienne, a décidé de mettre en place un cours coaché hebdomadaire en extérieur pour ses employés. Les séances se déroulent dans la bonne humeur et tout est fait pour favoriser le dialogue entre les différentes équipes ainsi que la cohésion de groupe. Une initiative qui n’est pas la première mise en place par la direction d’Infolor, toujours à l’écoute des attentes de ses salariés, qu’il s’agisse d’aider de jeunes diplômés à lancer leur carrière ou de mettre en place des horaires aménagés lorsque cela s’avère nécessaire.

Tech Fest à New York : le succès de la scène Tech française

Tech Fest à New York : le succès de la scène Tech française

La FrenchTech est en plein essor, portée par des entrepreneurs dynamiques et des ingénieurs de talent en France comme à l’international. New York, premier French Tech Hub à l’étranger, est devenue la destination incontournable des jeunes start-ups françaises qui souhaitent s’ouvrir à l’international.

#moisdelatech française à New-York !

Pour célébrer et soutenir cet élan de la scène tech française, le Consulat de France à  New-York avait placé le mois de juin sous le signe de la Tech française à New York, avec plusieurs événements phares destinés à fédérer plus encore l’écosystème entrepreneurial franco-américain à New York, à faire émerger de nouveaux talents et promouvoir l’attractivité française aux Etats-Unis. Un succès total pour la nouvelle édition de la Tech Fest, le 5 juin dernier : elle s’exporte désormais hors du Consulat et au coeur de la ville ! Même réussite pour le concours itinérant Startup tour, qui a fait halte au Consulat de France à New York le 12 juin dernier. La grande finale aura de nouveau lieu à NYC en septembre ! Enfin, cette semaine, la French Touch Conference a battu tous les records d’audience en rassemblant plus de 600 entrepreneurs, investisseurs, grands groupes et officiels internationaux.

Zoom sur la scène tech française

A l’occasion du #moisdelatech, MeetupFrance a révélé les tout derniers chiffres sur le dynamisme de la scène tech française.

3 constats réjouissants :

– la tech, pilier des passions françaises : à elle seule, elle représente 1/3 des membres et 1/3 des événements Meetup organisés en France !

– C’est partout en France ! Paris rayonne, mais a de sérieuses concurrentes ! En nombre d’événements organisés cette dernière année, Nantes progresse de 232%, Montpellier et Rennes respectivement de 121 et de 112% (contre 28% pour Paris !) !

– C’est partout dans le monde ! A cette occasion, la responsable de l’international Meetup a livré son regard sur le dynamisme de la scène tech française. La France à la traîne ? C’est du Blabla, car…elle n’a jamais autant rassemblé, en France comme à l’étranger ! Jetez un coup d’œil à son témoignage !

Plus d’infos sur Meetup France.

L’énergie, les idées, les talents sont là et il est temps que l’Etat prenne la mesure du potentiel qu’abrite la France : d’après LinkedIn, la France est le deuxième pays au monde en matière d’exode des cerveaux après l’Inde, ce qui explique le succès et la visibilité de la scène française dans le monde, mais montre aussi à quel point la créativité française peine à se faire entendre sur son propre territoire ! Les technologies cruciales telles le big data, l’intelligence artificielle, la robotique ou les ordinateurs quantiques ont un avenir brillant entre les mains des startupers français, si l’Etat se décide à jouer son rôle essentiel de levier dans ces secteurs clefs !

Le phénomène Meetup

Meetup est un réseau social mondial ayant pour but de rassembler, à la vie comme sur la toile, les passionnés désireux d’accomplir de grands projets, d’aller plus loin dans leur passion en misant sur le partage de connaissances et l’entraide. Son expansion en France donne d’excellents indicateurs sur les régions les plus dynamiques et les plus entreprenantes du pays, mais aussi sur les passions qui font le plus bouger notre chère patrie…et la tech n’est pas en reste ! Et c’est notamment au coeur des Meetups Tech que la FrenchTech se construit un peu plus tous les jours.

Meetup dans le monde
32.30 millions de membres
288 726 groupes
182 pays
614 764 meetups/ mois
3.90 millions de participants /mois
En ce moment dans le monde :  4525 meetups en cours !

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La communauté en plein essor recrute de nombreux talents, dont en ce moment :
-Engineering Manager
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-Senior Product Engineer – Core
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SAVE THE DATE : LE JOUR J, L’ÉVÉNEMENT DES AMOUREUX DE LA TECH, LE 12 OCTOBRE 2017

SAVE THE DATE : LE JOUR J, L'ÉVÉNEMENT DES AMOUREUX DE LA TECH, LE 12 OCTOBRE 2017

J comme Jeudis et comme Le Jour J : le rendez-vous des passionnés de la tech et de l’IT, un événement unique organisé pour la première fois par LesJeudis. Son but : booster les opportunités et les projets, vous rassembler autour des dernières tendances et vous proposer un moment d’échanges et de networking.

Vous connaissiez le Salon Lesjeudis.com ? Oubliez tout … ou presque ! Le Jour J lèvera le rideau jeudi 12 octobre 2017 à la Cité de la Mode et du Design pour 10h d’intense networking, d’échanges, de projets, de smart practices et de co-learning animées par les plus grands experts. Le Jour J est le rendez-vous incontournable du networking pour rencontrer des pros de la tech, se tester, découvrir… mais aussi changer de job !

Temple du networking

Provoquez un tournant dans votre carrière, et  développez vos contacts et connaissances dans le temple du networking. Le Jour J, c’est une occasion unique de se lier aux réseaux de plus de 200 acteurs de la tech. De grandes entreprises participeront à cet évènement, telles que Orange Business Services, BNP Paribas, Computacenter, SQLI  et bien d’autres, aux côtés de start-ups toujours plus innovantes. Porteurs de projets, futurs associés start-uppers, recruteurs, experts, talents,… tous les acteurs de la tech et du web se donnent rendez-vous pour des échanges et prises de contact hyper-ciblées et prometteurs !

Premières révélations sur l’édition 2017 !

Ateliers de coding, testing, conférences d’experts de la scène tech, startups innovantes, entreprises du numérique, porteurs de projets… découvrez ce que vous réserve Le Jour J !

– Un lieu  hyper-connecté, 100% tech : vous ne vous serez jamais autant senti chez vous !

– De nouveaux ateliers et animations, des talks et conférences d’experts dans leur secteur pour un maximum d’interactions sur les sujets phares du monde tech et de l’IT (IoT, IA, data science, cybersécurité…).

– Du networking: tout sera pensé pour favoriser la rencontre et la prise de contact avec tous les acteurs présents autour d’un café chaud servi par notre foodtruck partenaire ou d’une partie de baby foot sur nos gaming zones !

– Un afterwork dès 19h pour pour finir en beauté

– On vous réserve beaucoup d’autres surprises, mais on n’en dit pas plus : on sait juste que vous ne voudrez pas manquer ça !

Où / quand / comment ?

De 11h à 21h le 12 octobre, c’est à Paris, c’est gratuit et c’est un jeudi !

Les Docks – Cité de la Mode et du Design, 34 quai d’Austerlitz, Paris 13.

L’entrée est gratuite, il vous suffit de vous inscrire sur le site de l’évènement : www.lesjeudis.com/lejourj

Comment y accéder :
Métro :
Gare d’Austerlitz (ligne 5, ligne 10),
Quai de la Gare (ligne 6),
Gare de Lyon (ligne 1, ligne 14).
RER C : Gare d’Austerlitz.
Bus : 24, 57, 61, 63, 89, 91.

Stations Vélib :
N° 13020 – 15 Rue Paul Klee, 75013 Paris
N° 13151 – Gare d’Austerlitz, 75013 Paris
N° 13019 – 20 Rue Fernand Braudel, 75013 Paris
N° 903 – Quai Mauriac 75013 Paris.
Parking : 29 quai d’Austerlitz, 75013 Paris.

Microsoft, futur mentor AI à Station F

Microsoft, futur mentor AI à Station F

C’est officiel ! La multinationale américaine, spécialisée dans les solutions logicielles, pose ses valises dans les murs tout frais de la Station F, dont l’ouverture est annoncée pour cet été. Microsoft prendra en charge l’animation d’un programme sur l’intelligence artificielle.

Le géant américain négocie un tournant stratégique en s’investissant en faveur de l’accélération des start-ups parisiennes. “Quand on a vu l’opportunité d’un site à Paris d’une telle envergure, pour nous, c’était une évidence, bien entendu, d’être présent”, a expliqué à l’AFP Vahé Torossian, le président de Microsoft France. Les enjeux en termes d’image, pour le groupe, sont évidemment forts, mais les retombées pour les start-ups impliquées sont tout aussi considérables, si du moins elles acceptent d’être chaperonnées par Microsoft.

Un écosystème autour de l’AI

La compagnie s’y placera en tant qu’experte de l’intelligence artificielle en y proposant un programme inédit et dédié aux start-ups intégrées dans la Station. Après avoir tenu les rênes d’un accélérateur de start-ups dans le quartier du Sentier (2e arrondissement de Paris), la compagnie déménage dans le campus de la Halle Freyssinet dès cet été, et se concentre cette fois-ci uniquement sur l’AI, par le biais d’un partenariat avec l’INRIA (Institut national de recherche en informatique et en automatique). Le groupe américain compte y renforcer son accompagnement des start-ups d’un point de vue technologique et d’un point de vue business, comme il le fait déjà dans treize incubateurs en France.

“Nous pensons dans un premier temps sélectionner 5 ou 6 start-ups capables de se concentrer en écosystème autour de nous et de l’INRIA”, précise Christophe Shaw, directeur DX Microsoft France. “On ira progressivement vers la constitution d’un club d’une centaine de start-ups.”

Recast.ai, 1ère au casting

La première start-up à rejoindre le programme, Recast.ai, a mis au point un service aidant à la mise au point et à la gestion de chatbots (agents conversationnels ou hôtes virtuels comme on en rencontre désormais partout sur la toile), qu’elle héberge par ailleurs.

Patrick Joubert, co-fondateur et CEO de Recast.ai est le premier à s’en réjouir : “C’est une chance incroyable d’avoir été repéré dès le début par Microsoft. On a d’ailleurs eu recours à Microsoft Azure pour héberger notre service.” L’équipe de Recast.ai envisage avec impatience les futures collaborations avec d’autres start-ups via le programme mis au point par les experts Microsoft et les chercheurs de l’INRIA : un échange riche d’apprentissages, clairement, mais aussi la possibilité de dénicher de nombreux clients dans la centaine de start-ups hébergées par Station F.

Echange de bons procédés ?

Il semblerait en effet que tout le monde ait à y gagner. Selon Christophe Shaw, “Le but n’est pas d’acquérir ou d’investir dans des start-ups par le biais du programme”, mais bien de fédérer et propulser les start-ups en mettant à leur service les solutions développées par le groupe. Pour Vahé Torossian, c’est donnant/donnant : “c’est un investissement humain, principalement, et d’accès à des ressources qui sont inestimables”.

En résumé, selon lui, “L’objectif, c’est d’avoir un grand nombre de start-ups qui puissent exploiter, utiliser, bénéficier de nos technologies pour pouvoir arriver à leurs fins et, dans le domaine de l’intelligence artificielle, c’est finalement arriver à démocratiser cette thématique qui fait peur, qu’il faut démystifier”.

Les start-ups auront accès à 900 logiciels et un Chief Technical Officer sera détaché sur place. Microsoft compte également aider toutes les autres entreprises de la Station F en offrant aux développeurs un crédit gratuit sur Microsoft Azure, dans le cadre du plan d’accélération de start-ups. “Enfin, on accueillera un événement par jour, des présentations techniques jusqu’aux ateliers professionnels”, promet Shaw. Plus de 200 événements sont déjà planifiés. La société aura un espace dédié pour héberger ces événements dans la Station, et tout le monde pourra y assister.