Technicien Réseau

Le technicien réseau a pour mission de veiller au bon fonctionnement du réseau ou des réseaux de l’entreprise. Il est donc responsable de la qualité de l’acheminement de toutes les informations qui circulent sur le réseau (voix, données, images). Si le technicien réseau travaille dans une importante société, il sera sous la direction d’un responsable administrateur réseau. Son champ d’intervention peut être plus ou moins large selon la taille et l’organisation de l’entreprise. En plus de ses compétences techniques, le technicien réseau doit faire preuve d’une grande réactivité et de capacités d’adaptation importantes.

Principales missions

Participer à la définition de l’architecture réseau (achat du matériel).
Organiser la mise en place de l’architecture (câblage, débogage technique).
Installer de nouvelles extensions (configuration des droits d’accès).
Mettre en place de nouveaux logiciels.
Suivre les performances du réseau (réalisation de tests réguliers, simulation d’incidents).
Intervenir rapidement en cas de besoin et recourir à un spécialiste le cas échéant.

Formation

Pour ce poste, une formation supérieure de premier cycle est adaptée :

DUT ou BTS en informatique, électronique ou réseau et télécoms
Bac +3 (licence professionnelle)

Compétences professionnelles

Maîtriser les protocoles réseaux et le TCP/IP.
Posséder des compétences en sécurité informatique.
Avoir une connaissance des équipements et câblages.

Profil

Réactivité
Résistance au stress causé par les imprévus
Capacité d’adaptation
Esprit d’analyse
Méthode

Salaire

Le salaire d’un technicien réseau oscille entre 24 et 33 k€, selon l’expérience et la taille de l’entreprise. Le salaire moyen est de 27 k€. Le technicien réseau sur Paris peut espérer gagner 13 % de plus que son confrère en province.

Évolution professionnelle

Le technicien réseau, après quelques années d’exercice, pourra évoluer vers un poste d’administrateur de réseau ou de responsable en systèmes d’information, à condition de posséder de bonnes connaissances en développement informatique.

La parole aux professionnels
Benjamin, technicien réseau chez un fournisseur d’accès à Internet

Quel a été votre parcours ?

J’ai obtenu une formation de technicien informatique en 2000. J’ai tout d’abord travaillé dans une société de services en ingénierie informatique (SSII) pour y faire de la supervision système et réseau chez un fournisseur d’accès à Internet (FAI). Il y a un an, j’ai rejoint un autre FAI en tant que technicien d’exploitation système et réseau.

Quelles sont les tâches que vous effectuez au quotidien ?

Mon travail consiste quotidiennement à analyser les erreurs remontées par nos équipements Cisco et nos serveurs Sun. On examine les logs et on tente de déboguer par des relances de service ou des désactivations/réactivations d’interface. Il y a aussi la partie delivery qui consiste à installer les équipements dans les centres de serveurs (data center).

Ce qui me plaît dans cette fonction, c’est de pouvoir donner aux personnes accès à Internet. J’aime débloquer une situation en ayant une réflexion sur le fonctionnement des protocoles réseaux.

Que pouvez-vous nous dire du marché de l’emploi pour ce poste ?

Il y a beaucoup d’offres actuellement sur le marché des réseaux et télécoms. Les postes sont principalement à pourvoir dans les SSII. Le salaire des débutants tourne autour de 25 k€, et celui des techniciens réseaux expérimentés avoisine les 35 k€. Il est important que le postulant à une telle fonction maîtrise parfaitement le fonctionnement des couches OSI (Open Systems Interconnection).

Technicien Helpdesk

Le technicien help desk (bureau d’assistance), encore appelé technicien de maintenance, a pour mission de régler les problèmes liés au système d’information des employés, et non des clients. Il peut être salarié d’une entreprise utilisatrice, d’un constructeur ou encore travailler en infogérance dans une société de services en ingénierie informatique (SSII). Il intervient principalement sur le hardware (matériel), mais peut aussi s’intéresser aux logiciels, appelés software. Débutant, il commence par travailler sur la bureautique, la messagerie, les réseaux pour ensuite évoluer sur les applicatifs métiers de l’entreprise. Ses compétences techniques doivent être combinées à des aptitudes humaines telles que le calme, la patience afin de composer avec l’énervement souvent palpable chez l’utilisateur malheureux.

Principales missions

Régler les problèmes rencontrés par les utilisateurs
Diagnostiquer une panne
Effectuer le dépannage
Commander et changer les pièces défectueuses

Dans certains cas, le technicien help desk aura une mission qui dépassera celle de la maintenance et de l’assistance technique :

Installer du nouveau matériel (intégrer et gérer un réseau)
Former les utilisateurs
Surveiller les virus pour les éliminer ou limiter leur propagation

Formation

Bac +2 : BTS ou DUT en électronique, informatique ou maintenance industrielle

Compétences professionnelles

Connaissances techniques en informatique
Maîtrise des produits et applicatifs du client

Profil

Sens de l’écoute, calme
Qualités relationnelles
Efficace
Organisé
Capacités à s’autoformer

Salaire

Le salaire moyen d’un technicien help desk est de 25 k€. Il varie entre 20 et 35 k€, selon l’expérience et la zone géographique (écart de 3 % entre la région parisienne et la province).

Évolution professionnelle

Le technicien help desk peut évoluer vers un poste de responsable informatique. Il peut également devenir responsable du service après-vente d’un magasin informatique.

La parole aux professionnels
Hakim Amzaoui, ancien technicien help desk, en recherche d’emploi

Quel a été votre parcours ?

Je suis un autodidacte. Cela fait plus de 16 ans que j’apprends par moi-même l’informatique, que je découvre les nouveaux produits, les nouvelles technologies, les nouvelles fonctionnalités.

En quoi consistait votre métier de technicien help desk ?

Là où je l’exerçais, le métier était très polyvalent. J’étais en contact avec une clientèle de particuliers ou de professionnels et je devais réparer les problèmes par téléphone. J’intervenais sur tous les périphériques, de l’imprimante aux appareils numériques. Dès qu’un nouveau produit sortait, on suivait une formation pour connaître parfaitement son fonctionnement. Par contre, quand il s’agissait non pas d’une nouveauté, mais d’une évolution sur un produit, il fallait s’autoformer.

Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui souhaite devenir technicien help-desk ?

Il est très important d’être passionné par l’informatique, par les nouvelles technologies. Il faut vraiment être très curieux et sans cesse vouloir apprendre, se dépasser. Il ne faut pas se contenter de réparer, mais aller au-delà en essayant de comprendre pourquoi.
Je passe beaucoup de temps sur Internet pour me documenter. Unix, par exemple, propose une base de données sur Internet, accessible dès l’installation, qui permet d’avoir en ligne tous les problèmes auxquels on peut être confronté, et propose les solutions évidemment.

Responsable Sécurité

Depuis plusieurs années, le responsable sécurité n’intervient plus seulement dans les grandes entreprises ni dans les sociétés liées à la défense. Il a également un rôle à jouer dans toute entreprise qui veut garantir la disponibilité et la sécurité de son système d’information. En raison de l’explosion des informations échangées par Internet en entreprise, ce profil est très demandé. On y cherche avant tout des personnes avec une expérience qui leur assure un savoir-être et un savoir-faire. Le responsable sécurité devra disposer, en parallèle de ses compétences techniques, d’aptitudes relationnelles. Il aura à gérer une équipe, composée d’ingénieurs sécurité et de techniciens, et à intervenir auprès de divers services tels que le juridique, la communication et la formation.

Principales missions

Définir la politique générale de sécurité de l’entreprise.
Analyser les risques sécurité pour l’entreprise.
Mettre en œuvre la solution permettant de maintenir le niveau de sécurité requis.
Auditer et contrôler la solution mise en place.
Sensibiliser les collaborateurs aux enjeux sécurité.
Informer et former les utilisateurs sur les applications installées.
Faire de la veille technologique et de la prospection réglementaire.

Formation

Ce poste est principalement offert à des personnes ayant entre 5 et 10 ans d’expérience.

École d’ingénieurs
Diplôme universitaire : Master informatique et réseaux, DESS

Compétences professionnelles

Avoir une connaissance pointue sur les systèmes d’exploitation, les réseaux et la sécurité des systèmes d’information.
Maîtriser les techniques de gestion de projet (planning, budget, contrôle de gestion).
Savoir manager une équipe.

Profil

Écoute
Rigueur
Sang-froid
Capacités d’anticipation et d’analyse
Qualités relationnelles

Salaire

Le salaire d’un responsable sécurité est en moyenne de 35 k€. Un débutant commencera aux alentours de 25 k€ et sa rémunération pourra atteindre les 50, voire les 55 k€, après plusieurs années d’expérience.

Évolution professionnelle

Le responsable sécurité peut travailler par la suite sur des missions d’audit ou d’expertise. Il peut également évoluer au sein d’un service informatique et en prendre la direction.

La parole aux professionnels
Ghislain Garzulino, responsable sécurité chez Bouygues Télécom

Quel a été votre parcours ?

Après avoir obtenu un diplôme d’ingénieur électronique, option télécoms, j’ai commencé par travailler dans une société de services en ingénierie informatique (SSII). En 2000, j’ai intégré Bouygues Télécom dans le département réseau et informatique où j’étais chef de projet. Je suis maintenant responsable sécurité pour la direction des opérations réseaux.

Qu’est-ce qui vous plaît dans le métier de responsable sécurité chez Bouygues Télécom ?

Ayant en charge une direction opérationnelle, j’ai une vision très transversale, car je côtoie l’ensemble des métiers de l’entreprise. De plus, le métier de la sécurité est en pleine expansion actuellement chez Bouygues Télécom. Avant, on était à un stade de forte croissante, avec un esprit start-up, alors que, maintenant, on a atteint une phase de maturité. On doit mettre en place tous les processus dont ceux liés à la gestion de la sécurité. Le volume de travail est important, car toute nouvelle plate-forme créée a ses propres contraintes de sécurité. Il faut alors trouver de nouvelles solutions et les mettre en place.

Quel conseil donneriez-vous à un jeune diplômé ?

Il est important que le jeune diplômé ait une première expérience sur le réseau IP. En effet, même dans le domaine des télécoms, on remarque une prépondérance des technologies IP.

Responsable Réseau

Le responsable du parc et des réseaux de télécommunications a pour mission de garantir le fonctionnement des télécoms (voix, données, images) et de proposer des évolutions technologiques tout en veillant à la maîtrise des coûts. Il travaille généralement dans une importante structure. Il passe une grande partie de son temps auprès d’utilisateurs. Ainsi, en plus de ses compétences techniques, il doit être doté de certaines qualités humaines telles que l’écoute et la diplomatie qui lui permettront d’appréhender sereinement les problèmes, d’expliquer les changements et de gérer les plaintes.

Principales missions

• Définir une ligne de conduite pour la gestion du parc.
• Acheter le matériel et négocier les tarifs avec les fournisseurs et les sous-traitants.
• Installer et gérer le parc informatique et télécommunications.
• Anticiper les besoins et proposer des plans d’évolution (importance de la veille technologique).

Ces missions techniques peuvent être complétées par une dimension managériale :
• Encadrer une équipe de techniciens.
• Animer un réseau de correspondants informatiques situés sur d’autres sites.

Formation

• École d’ingénieurs ou université
• Une expérience télécoms ou réseaux représente un plus

Compétences professionnelles

• Bureautique : Pack Office
• Techniques d’installation : PC, serveur
• Connexion, réseau, mobilité : LAN, TCP/IP, WiFi
• Mobilité et téléphonie : gestion du contact

Profil

• Organisé
• Disponible
• Réactif
• Diplomate
• Sens de l’écoute

Salaire

Le salaire varie de 25 à 35 k€ pour un jeune diplômé. Un responsable de parc avec expérience se situera entre 35 et 50 k€.

Évolution professionnelle

Le responsable du parc et des réseaux de télécommunications peut devenir responsable informatique, conseiller en stratégie télécoms ou encore acheteur télécoms.

La parole aux professionnels
Olivier Benoît, responsable de parc et des réseaux de télécommunications chez ALLIA

La fonction varie-t-elle selon le type d’entreprises que l’on intègre ?

Dans une SSII, la dimension relationnelle est très importante. Une vraie relation de confiance s’installe et le responsable du parc et des réseaux de télécommunications doit être en permanence joignable. Dans un grand groupe, la fonction est plus tournée vers les utilisateurs. L’assistance représente alors une part importante de la mission. En revanche, dans une petite entreprise, le titre de responsable est moins évocateur, car il est chef de lui-même ! Il doit son titre uniquement en raison des missions qu’il accomplit.

Doit-on d’abord travailler au support avant d’être responsable du parc et des réseaux de télécommunications ?

Cela dépend du diplôme. Si vous avez un BTS ou un DUT, le passage par le helpdesk (l’assistance) est obligatoire. Par contre, si votre niveau d’études est plus élevé, vous pouvez accéder à la fonction de responsable du parc et des réseaux de télécommunications directement.

Quelle doit être la principale qualité requise ?

Je pense à une qualité qui permet de bien réaliser son travail et donc de faire la différence avec d’autres candidats : la réactivité. Dans ce domaine précis de l’informatique, vous êtes censé détenir les compétences techniques et aptitudes qui vont de pair. En revanche, dans cet environnement assez stressant, il faut pouvoir réagir vite, prendre la bonne décision rapidement et organiser l’intervention de différentes équipes techniques le cas échéant.

Intégrateur Web

L’intégrateur Web travaille au sein d’une équipe de développement de sites dans une agence Web ou dans une société de services en ingénierie informatique (SSII). Sa mission est d’assembler les différents éléments (textes, images, sons, vidéos, animations) qui vont permettre la création du site. L’objectif de l’intégrateur Web est d’offrir une solution qui présente une parfaite qualité visuelle et auditive, qui offre un bon niveau d’interactivité et une fiabilité technique irréprochable. Le profil de l’intégrateur Web, aussi appelé intégrateur multimédia ou HTML, est de plus en recherché, car son intervention sur les outils interactifs et les bases de données de l’entreprise, a une incidence directe sur la valeur ajoutée.

Principales missions

Récupérer les éléments
Mettre en scène les éléments et les animer
Etablir des liens entre eux permettant à l’utilisateur de naviguer (zones cliquables, liens hypertextes)

Selon l’expérience et les compétences de l’intégrateur Web, et en fonction des caractéristiques de l’entreprise, ses attributions pourront être étendues

Intervenir sur l’ergonomie et le design du site
Conseiller les développeurs et les infographistes
Bac +3 : BTS électrotechnique
Bac +5 : école d’ingénieurs

Formation

Bac +2 : BTS ou IUT en informatique
Licence professionnelle (NTIC : Nouvelles technologies de l’information et de la télécommunication)

Compétences professionnelles

Maîtriser les logiciels auteurs, conçus pour réaliser des cédéroms (Director, Authorware)
Connaître les outils des applications Web (Photoshop, ImageReady, DreamWeaver, Flash)
Posséder les connaissances de base des langages de programmation (Lingo, JavaScript, ActionScript, PHP)
Avoir les bases du langage XML est un atout supplémentaire

Profil

Précision, rigueur et logique
Rapidité d’exécution
Souplesse, astuce et créativité
Curiosité technique et capacités à s’autoformer
Culture artistique

Salaire

Le salaire d’un intégrateur Web avec expérience varie entre 30 et 40 k€. La rémunération d’un jeune intégrateur Web commencera autour de 25 k€.

Évolution professionnelle

L’intégrateur Web a le choix d’évoluer vers différents métiers liés au Web. Selon ses aptitudes et compétences, il pourra envisager un poste de chef de projet, de directeur artistique ou encore il pourra s’orienter vers la communication. Toutefois, s’il envisage de devenir développeur multimédia, l’intégrateur Web devra suivre une formation spécifique.

La parole aux professionnels
Morgan Le Gallic, intégrateur Web chez Stockho

Quel a été votre parcours professionnel ?

Je suis autodidacte. J’ai suivi une formation privée de sept mois à Nantes, cinq mois de cours et deux de stage, qui m’a amené à réaliser un stage de six mois chez un Webmaster. Ensuite, j’ai intégré l’agence Web Stockho.

En quoi consiste votre métier d’intégrateur Web ?

Je reçois en fait la charte graphique qui a été conçue par le directeur artistique. Après avoir étudié le cahier des charges du client, je réalise l’arborescence du site, recrée chaque page menu, développe les zones de contenu, crée les colonnes de droite, de gauche, je peux également insérer un flash. Le but est donc de rendre dynamique le site par la programmation en html.

Quels conseils donneriez-vous à un futur intégrateur Web ?

Il faut vraiment qu’il soit passionné d’informatique, de technologie. Le plus serait qu’il connaisse Flash, ce qui lui permettrait de réaliser des animations. Il faut savoir qu’il y a beaucoup de concepteurs qui sont débordés et qui sont amenés à déléguer le travail à un intégrateur Web s’il maîtrise ce logiciel multimédia.

Ingénieur Validation

L’ingénieur validation a pour mission de vérifier les conformités du produit (logiciel, équipement, système) avec les spécifications d’origine et les normes officielles. Il travaille généralement chez un constructeur, un opérateur, une société de services, mais plus rarement dans une entreprise utilisatrice. L’ingénieur validation n’est pas intégré à l’équipe de développement, il dépend de la direction des études ou du département technique. Il doit aimer travailler seul de manière très rigoureuse et méthodique. En parallèle, on lui demande de posséder de bonnes qualités relationnelles car il est la pierre angulaire entre le développement, la documentation, l’intégration et la qualité. De même, on peut lui demander d’intervenir chez le client, pour la mise en place de tests, et aussi auprès des instances nationales et internationales de normalisation.

Principales missions

Établir un plan de validation et de qualification
Rédiger les spécifications des scénarios et des tests
Concevoir les outils de test, rédiger les procédures de recette
Faire des essais sur des sites pilotes
Identifier les problèmes, apporter les modifications et tester les corrections
Rédiger un rapport de validation, et éventuellement un dossier produit en vue d’une demande de certification

Formation

Ingénieur bac +4/5 (jeune diplômé ou 1ère expérience en développement)

Compétences professionnelles

Posséder les connaissances générales et spécifiques du domaine technique
Maîtriser parfaitement les méthodes de validation

Profil

Rigueur
Organisation
Respect des méthodes
Qualités relationnelles
Capacités rédactionnelles

Salaire

Le salaire d’un ingénieur validation débutant se situe entre 28 et 32 k€. Avec de l’expérience, il peut gagner entre 30 et 40 k€, voire 45 k€.

Évolution professionnelle

L’ingénieur validation pourra poursuivre sa carrière dans le développement, le management de projet, la qualité ou encore les méthodes.

La parole aux professionnels
Mustapha Razzak, ingénieur validation indépendant
Quel a été votre parcours ?

J’ai une maîtrise en sciences physiques appliquées et un Master en optoélectronique. J’ai ensuite fait une thèse en télécommunications. Ma première expérience a été en laboratoire de recherche. Ensuite, je me suis mis à mon compte en tant qu’ingénieur validation dans le domaine des technologies de l’information. Après avoir été, dans un premier temps, spécialisé réseau et transmission optique, je suis maintenant sur les réseaux d’accès.

En quoi le métier d’ingénieur validation vous plaît-il ?

J’aime avoir à travailler sur un produit, autant sous l’angle technique que sous l’angle utilisateur final. Il est intéressant de devoir faire abstraction de tout ce que l’on connaît pour finalement se mettre à la place de l’utilisateur final. Le but est de voir si le produit va lui plaire d’un point de vue ergonomie, s’il va lui convenir en termes de maniabilité et de fonctionnalités.

Quelles compétences doit avoir un jeune qui souhaite devenir ingénieur validation ?

Il est évident qu’il doit maîtriser la technique, mais ce n’est pas suffisant. Il doit aussi avoir une grande ouverture d’esprit, avoir une vision globale du produit. Il est très important également d’avoir un esprit logique et un sens de la critique pour toujours se mettre à la place de l’utilisateur final et essayer de deviner son point de vue.

Ingénieur Réseau

L’ingénieur systèmes et réseaux a pour mission d’établir une cohérence entre tous les matériels et logiciels d’un réseau. Il lui revient aussi d’élaborer de nouvelles configurations pour optimiser la performance et la sécurité du réseau. L’ingénieur systèmes et réseaux travaille dans une société de services en ingénierie informatique (SSII) ou au sein d’une entreprise utilisatrice de moins de 500 salariés, au-delà les fonctions sont dissociées. Aussi appelé responsable systèmes ou ingénieur systèmes d’exploitation, l’ingénieur systèmes et réseaux est très recherché en raison de l’ouverture des systèmes vers l’extérieur et du développement des outils de gestion relation client (GRC). L’ingénieur systèmes et réseaux doit faire preuve d’une grande curiosité et avoir un fort intérêt pour la veille technologique.

Principales missions

Participer au choix du matériel à installer.
Installer des systèmes d’exploitation, réseaux et logiciels.
Assurer la surveillance du réseau et la sécurité de l’informatique.
Identifier et résoudre les problèmes des utilisateurs.
Assister techniquement les équipes de production.
Anticiper les besoins informatiques.
Assurer la veille technologique permanente.

Formation

Ingénieur bac +5
Master pro en informatique orienté systèmes
DESS ou DEA avec une spécialisation en systèmes, réseaux, télécoms

Compétences professionnelles

Avoir une bonne compréhension du fonctionnement de l’entreprise.
Posséder de bonnes connaissances en informatique et en télécommunications.
Connaître de façon pointue les différents matériels sur le marché.

Profil

Rigueur
Méthode
Curiosité
Qualités relationnelles
Capacités d’adaptation

Salaire

Le salaire d’un ingénieur systèmes et réseaux se situe entre 30 et 40 k€. Après quelques années d’expérience, il gagne entre 40 et 56 k€ en moyenne.

Évolution professionnelle

L’ingénieur systèmes et réseaux pourra devenir architecte systèmes ou consultant. Il pourra aussi s’orienter vers les départements qualité, sécurité ou encore systèmes d’information (DSI).

La parole aux professionnels
Gérald Pieters, ingénieur systèmes et réseaux en recherche d”emploi

Quel a été votre parcours ?

J’ai obtenu un DUT en génie, communications et réseaux, puis une Maîtrise en systèmes d’information et réseaux et enfin un DESS Télécoms et réseaux en 2004. Après avoir effectué un stage de fin d’études chez Thales, j’ai rejoint un opérateur télécoms.

En quoi consiste le métier d’ingénieur systèmes et réseaux ?

Il a, en fait, trois principales missions. Une première partie qu’on pourrait appeler réflexion qui comprend le design, la migration, l’évolution et la mise à jour de la plate-forme du système d’information. Cette partie m’intéresse beaucoup car elle permet de faire des recherches, des tests, de la veille technologique. Une deuxième partie qui concerne le suivi du bon fonctionnement des serveurs, des réseaux. On utilise des systèmes de monitoring et on écrit également des scripts qui permettent d’automatiser des tâches quotidiennes sur les machines, telles que le back-up. Le troisième volet de notre métier est l’industrialisation des équipements et des serveurs qui permet d’en faciliter le déploiement. Après l’installation d’une machine, on en fait une image, ce qui nous permet de déployer cette même machine plus rapidement par la suite.

Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui souhaite devenir ingénieur systèmes et réseaux ?

Il est important d’avoir une bonne formation, mais aussi d’être très curieux, car j’ai appris beaucoup de choses au travail, avec l’expérience. Il faut vraiment connaître les différents environnements sous Microsoft (NT, 98, 2000, 2003, Vista), les sources libres telles que Linux, savoir configurer un réseau, etc.

Ingénieur Sécurité

L’ingénieur sécurité a pour mission de garantir la disponibilité du système d’information et la protection des données. Il y a encore quelques années, la sécurité – confiée aux directeurs des systèmes d’information (DSI) ou aux administrateurs réseau – était peu considérée. Aujourd’hui, le marché connaît une croissance importante et a de belles années devant lui. L’exercice du métier sera différent selon le type d’organisation dans lequel évolue l’ingénieur sécurité : il sera opérationnel s’il est embauché dans une société de services en ingénierie informatique (SSII), alors qu’il sera davantage considéré comme chef de projet s’il évolue en entreprise. Dans les deux cas, l’ingénieur sécurité se doit d’être polyvalent. De plus, une certaine pédagogie pour faire respecter les décisions prises est appréciée.

Principales missions

Définir la politique de sécurité de l’entreprise.
Mettre en place cette politique.
Faire de la veille technologique de façon intensive et régulière.
Suggérer des améliorations sur le système en place.
Sensibiliser les employés aux enjeux de la sécurité.

Formation

Bac +5 : école d’ingénieurs ou diplôme universitaire (Master informatique et réseaux, DESS)

Compétences professionnelles

Avoir une connaissance pointue sur les systèmes d’exploitation, les réseaux et la sécurité des systèmes d’information.
Maîtriser les techniques de gestion de projet (planning, budget, contrôle de gestion).

Profil

Rigueur
Bonnes capacités d’anticipation
Aisance relationnelle
Disponibilité

Salaire

Le salaire d’un ingénieur sécurité est en moyenne de 38 k€. Un débutant gagnera environ 35 k€. La rémunération d’un ingénieur sécurité expérimenté se situe aux alentours de 61 k€ et peut atteindre 80 k€.

Évolution professionnelle

L’ingénieur sécurité peut évoluer vers différentes directions de l’entreprise, et cela d’autant plus facilement qu’il travaille dans une grande organisation. Il peut aussi proposer son expertise en se mettant à son compte en tant que consultant.

La parole aux professionnels

Didier Gérard, ingénieur sécurité pour les applications Web chez Telindus

Comment qualifieriez-vous le marché de l’emploi pour un ingénieur sécurité ?

La demande est très importante, car les entreprises ont dorénavant pris conscience des risques liés à Internet. En face, l’offre n’est pas si élevée car peu d’écoles forment ce profil. Les ingénieurs en profitent pour changer régulièrement de poste. Le turnover est donc important.

Quel type d’entreprises est-il intéressant d’intégrer ?

Généralement, on commence à travailler dans une SSII pour se faire une expérience intéressante grâce à la diversité des missions. Par la suite, l’ingénieur sécurité va essayer d’intégrer un grand compte, un opérateur. Il aura plus de chance d’évoluer s’il s’investit au sein d’une organisation importante. Accéder directement à une grande entreprise à la sortie de l’école, au poste d’ingénieur sécurité, me semble impossible… à moins de posséder un diplôme supplémentaire tel un master.

Comment se passe une mission type ?

Je travaille en mode projet, sur une durée courte de 15 jours à 1 mois. On commence par une réunion de lancement avec le chef de projet au cours de laquelle on établit le planning. Par la suite, j’interviens chez le client : insertion du matériel dans le LAN (réseau informatique), configuration, tests, cahier de recette et pour finir formation aux utilisateurs. Enfin, une autre équipe prend le relais pour la maintenance. Je reste toujours en contact avec le client pour des diagnostics sur des questions pointues.

Ingénieur Télécom

Évoluant le plus souvent pour le compte d’un opérateur en télécommunications, ce professionnel analyse les normes juridiques en vigueur dans le secteur d’activité et le pays concerné. Objectif : aider son entreprise à définir une offre commerciale adaptée à la réglementation. Rattaché à la direction générale ou au marketing, il travaille en collaboration avec le service juridique. Cet ingénieur peut aussi participer à l’élaboration des normes dans un organisme de réglementation.

Principales missions

Dans une entreprise commerciale :

Recueillir et analyser les informations juridiques liées à l’activité de l’entreprise.
Préconiser des solutions commerciales/marketing adaptées à la réglementation.
Rédiger des demandes d’attribution de licence, selon la réglementation en vigueur dans la zone concernée.
Veiller au respect de la réglementation par les concurrents.

Au sein d’un organisme de réglementation :

Définir les normes d’utilisation des réseaux de télécommunications.
Rédiger les textes juridiques correspondants.
Élaborer les cahiers des charges relatifs aux attributions de licences.
S’assurer que les acteurs du marché respectent la réglementation.

Formation

Un diplôme d’ingénieur en télécommunications est recommandé et une spécialisation en économie des télécommunications constitue un atout. Le métier est ouvert aux débutants mais beaucoup de recruteurs demandent une première expérience technique ou commerciale.

Compétences professionnelles

Avoir de solides connaissances en économie des télécommunications.
Maîtriser les normes juridiques qui encadrent le marché.
Avoir des connaissances techniques générales, afin de comprendre les technologies et les produits.
Être capable d’expliquer ses recommandations de manière claire et concise.
Faire preuve d’une bonne qualité rédactionnelle.
Maîtriser l’anglais pour faire face aux interventions dans un contexte international.

Profil

Rigueur
Capacités d’adaptation
Esprit synthétique combiné à un souci du détail
Autonomie
Organisation

La parole aux professionnels
A. H., ingénieur réglementation télécom chez un opérateur télécom
Quel a été votre parcours ?

Je suis ingénieur diplômé de l’Enic Télécom-Lille 1. J’ai souhaité compléter ma formation par un Master e-Comex (Master européen en management international de projets et e-business) qui m’a permis d’acquérir de bonnes bases, notamment en droit et en logistique.

J’ai tout d’abord travaillé chez Attitude Télécom, spécialiste français des solutions IP, comme chef de produit pour l’offre Internet, puis chef de projet dégroupage. J’ai ensuite rejoint Mediaserv pour être coordonnateur réglementation. Je viens de rejoindre un opérateur télécom : je m’occupe des numéros spéciaux (Sncf, pages jaunes…) et suis en relation avec les opérateurs sur la partie fournisseur.

Quelle est la mission première de l’ingénieur télécom ?

Sa mission est de défendre les intérêts d’un opérateur vis-à-vis de France Télécom et des autres opérateurs pour faire évoluer les offres disponibles sur le marché de gros (celui des opérateurs). Toute la partie réglementation se passe au niveau de l’ARCEP (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) qui joue le rôle d’arbitre entre les 150 membres.

Pour quelles raisons aimez-vous votre métier d’ingénieur réglementation télécom ?

Tout d’abord, ce métier me permet d’être au cœur des évolutions du monde des télécoms. Je suis au fait des nouvelles offres qui vont sortir. De plus, ce poste me permet de rencontrer des personnes d’horizons différents : les opérateurs, les membres de l’ARCEP, les juristes d’entreprise auxquels il faut souvent avoir recours pour qu’ils nous éclairent sur les points sensibles des contrats émanant des comités avec l’ARCEP.

Ingénieur Logiciel

L’ingénieur développement logiciels est aussi appelé ingénieur d’études spécialiste, développeur logiciels ou encore ingénieur en informatique embarquée. Il travaille généralement au sein d’une société de services en ingénierie informatique (SSII) spécialisée. Sa mission est de développer des systèmes en temps réel en intervenant dans la conception de produits télécoms ou de systèmes embarqués. En plus de ses compétences techniques, on lui demande d’avoir des aptitudes humaines qui lui permettront de travailler aussi bien seul à faire de la recherche qu’en équipe.

Principales missions

Réaliser des études théoriques
Ecrire les spécifications
Réaliser le codage
Participer à la phase de tests
Intégrer le logiciel à l’équipement
Rédiger les documents techniques associés
Assurer les évolutions demandées

Formation

Ecole d’ingénieur (télécoms ou informatique)
Master professionnel

Compétences professionnelles

Connaître les langages de programmation
Avoir une expertise dans la programmation en temps réel
Connaître différents systèmes d’exploitation : Unix, Linux, Windows, Vista
Maîtriser les bases de données : SQL Server, Ingres

Profil

Rigueur
Respect des méthodologies
Autonomie et capacité à travailler en équipe
Qualités relationnelles
Capacités de communication

Salaire

Un ingénieur développement logiciels junior commencera aux alentours de 28 k€. Expérimenté, il pourra gagner entre 35 et 45 k€.

Évolution professionnelle

Le métier d’ingénieur développement logiciels permet d’acquérir une expertise technologique dans un domaine précis qui peut être revendu comme consultant indépendant ou expert en entreprise. L’ingénieur développement logiciels peut aussi s’orienter vers le poste de chef de projet.

La parole aux professionnels
Mickaël Picaud, ingénieur développement logiciels au sein du Groupe Apri

Quel a été votre parcours ?

J’ai tout d’abord obtenu un BTS en informatique de gestion, puis une maîtrise en informatique Concepteur de Systèmes d’Information Informatisés (CS2i). Je viens d’obtenir le diplôme d’ingénieur d’une école informatique à Limoges. Au cours de cette formation, j’étais apprenti pendant deux ans chez Valeo.

Qu’est-ce qui vous plaît dans le métier d’ingénieur développement logiciels ?

Ce qui m’intéresse c’est de créer des logiciels qui vont être par la suite utilisés par des personnes en entreprise. Cette partie du travail est non seulement valorisante mais aussi enrichissante. A l’opposé, faire développer le logiciel est un volet qui m’intéresse moins.

Quel conseil donneriez-vous à un jeune qui souhaite devenir ingénieur développement logiciels ?

Il y aurait plusieurs conseils comme bien maîtriser les algorithmes et savoir travailler en équipe, mais le plus important est sans aucun doute de montrer à son futur employeur que les connaissances ne sont pas uniquement scolaires. Il faut montrer que l’on a déjà conçu, développer des choses par soi-même. Pour ma part, j’ai réalisé plusieurs logiciels que je vends en ligne par le biais de mon site Internet. Je pense que cela permet de me différencier par rapport à d’autres postulants pour des offres d’emploi.