4 questions pièges en entretien d’embauche et comment y répondre

L’entretien d’embauche tient plus du parcours semé d’embûches que de la tranquille promenade de santé. Avec pour principaux obstacles à éviter les questions pièges des recruteurs, qui sont autant de moyens de tester vos capacités et compétences. Décryptons quatre des plus délicates à aborder.

« Quelles sont vos faiblesses/défauts ? »
Un classique auquel vous avez peu de chance d’échapper. S’il est assez aisé de parler de ses qualités (sans en faire trop tout de même), c’est plus compliqué de parler de ses défauts. Ne soyez pas masochiste, évitez de dresser une longue liste de défauts irrécupérables ! Il est préférable de se focaliser sur une faiblesse qui ne soit pas incompatible avec le poste convoité et qu’il est possible de corriger. Exemple : le perfectionnisme, un défaut généralement « acceptable » dans un domaine comme l’informatique et qui peut même être perçu comme une qualité.

« C’est quoi ce trou dans votre CV ? »
La question relative à votre passé qui peut vite déstabiliser. Si vous avez effectivement passé un an sans travailler dans votre secteur d’activité, il faut vous préparer à ce que ce soit abordé. L’essentiel dans ce cas de figure est d’assumer et de retourner ce problème initial en votre faveur : je suis parti en Australie pour me confronter à la langue anglaise, j’ai pris une année sabbatique pour faire le point sur mon orientation professionnelle et me voici sûr de mon choix, etc.

« Où vous voyez-vous dans dix ans ? »
La question de projection est également souvent utilisée par les recruteurs. Pour y répondre sans se prendre les pieds dans le tapis, il est conseillé de bien se renseigner sur l’entreprise avant l’entretien, afin de connaître les habitudes de management : si le turn-over est important, vous pouvez sans gêne évoquer un avenir ailleurs. Dans le cas contraire, préférez exprimer un objectif plus raisonnable de mobilité interne.

« Et côté vie personnelle ? »
Une question qui n’est pas la plus aisée à aborder. Il faut savoir jouer la distance sans que ça ne se voie trop, essayer de ne pas trop entrer dans les détails. Le mieux si possible est de dévier rapidement vers les hobbies, afin de mettre en valeur votre dynamisme et une passion en rapport avec le poste convoité. Par exemple un bon joueur d’échecs doit intéresser un recruteur pour un poste d’analyste informatique.

Les relances téléphoniques commencent par un sourire.

Bien connaitre le contenu et les références de l’annonce de poste, s’adapter à son interlocuteur, être agréable et souriant, telles sont les clés d’une bonne relance téléphonique.

Philippe Arsac, Président d’EuroWin Consulting Group, cabinet de recrutement spécialisé en informatique, conseille d’attendre en moyenne sept à dix jours avant de relancer une entreprise. « Même si la durée est à adapter au poste et au contexte. Le délai de traitement du recrutement d’un intérimaire par exemple va être très court, celui d’un Directeur des Systèmes d’Information sera nettement plus long », précise-t-il.

Adapter son propos en fonction de l’interlocuteur
Si les règles générales demeurent identiques, la spécificité d’un domaine très spécialisé a des conséquences. C’est le cas du secteur informatique où la complexité de la terminologie et des métiers est grande. « Il ne faut pas s’exprimer de la même manière face à un cabinet de recrutement informatique qui connaît bien le domaine, une DSI ou une Direction des Ressources Humaines ou à quelqu’un qui connaît moins ces métiers », indique Philippe Arsac. En somme, parler plus ou moins « technique » pour être compris. Cela permettra au candidat de prendre des informations, de s’assurer que la candidature soit sur la bonne pile et de se mettre en valeur, « sans évidemment être trop insistant et lourd, prévient Philippe Arsac. On préfèrera toujours un interlocuteur aimable et communiquant et on lui consacrera généralement quelques minutes d’entretien. »

5 choses à ne jamais dire à un recruteur

 

Un entretien d’embauche est stressant. Vous devez en effet trouver les bons mots pour convaincre le recruteur que vous êtes la personne idéale pour le poste. Mais vous devez également veiller à ce que votre nervosité ne vous joue pas de mauvais tours, et ne rien dire que vous puissiez regretter. Car tenir des propos malvenus ou maladroits peut vous coûter le poste, quelles que soient votre expérience ou vos compétences.

Voici quelques 5 exemples de propos à ne jamais dire à un recruteur :

Interdiction n° 1 : « Mon patron actuel est un idiot ! » ou « J’ai quitté cette entreprise car c’était un lieu de travail exécrable. »
Ne dites jamais du mal d’un employeur, ancien ou actuel. Même si vous avez eu des problèmes légitimes avec un collègue, un supérieur hiérarchique ou une entreprise, ne lavez pas votre linge sale devant la personne qui vous reçoit. En vous plaignant des autres, vous ne ferez que paraître amer et plein de ressentiments, ce qui pourrait amener le recruteur à se poser des questions sur votre attitude si jamais vous étiez engagé dans son entreprise. Tenez-vous-en à des commentaires neutres, tels que : « Je recherche un nouvel environnement de travail » ou « Mes objectifs de

carrière ont évolué » si l’on vous demande pourquoi vous souhaitez changer de poste.

Interdiction n° 2 : « À combien de congés aurai-je droit ? » ou « À quoi ressemble le système de primes ? »
De telles questions ne dévoilent qu’une seule chose : vous êtes davantage intéressé par les avantages du poste que par le travail lui-même. Il est tout à fait légitime de poser ces questions… si vous avez passé plusieurs entretiens, et que votre recruteur envisage sérieusement de vous embaucher. À ce stade, ce type de questions vous permettra en effet de faire un choix éclairé, et de décider si oui ou non vous souhaitez accepter ce poste. Mais d’ici là, concentrez vos efforts sur ce que vous pouvez offrir à l’entreprise, et non pas sur ce qu’elle peut vous offrir.

Interdiction n° 3 : « Combien de temps cet entretien va-t-il encore durer ? J’ai bientôt un autre rendez-vous. » ou « Puis-je passer un rapide coup de fil ? »
Une partie importante de l’entretien consiste, bien sûr, à traiter le recruteur avec respect. Poser ce type de question vous fait passer pour une personne manquant vraiment de savoir-vivre, et donne l’impression que l’entretien vous importune. À l’inverse, faites l’effort de monter à quel point l’opportunité vous intéresse. Arrivez à l’heure à l’entretien -- ou, mieux encore, avec quelques minutes d’avance. Restez attentif tout au long de la discussion, en prenant des notes et en conservant la bonne posture : regardez le recruteur dans les yeux, hochez la tête lorsque vous êtes d’accord avec ses propos ou que vous le comprenez, et évitez de croiser vos bras, de taper du pied ou d’afficher tout autre signe d’impatience. Si vous avez effectivement un autre rendez-vous après l’entretien, prévoyez un délai suffisamment large au cas où le rendez-vous durerait plus longtemps qu’escompté.

Interdiction n° 4 : « Je ne veux pas être obligé de travailler tard. » ou « J’aimerais éviter de devoir apprendre à me servir de PowerPoint. »
Vous ne souhaitez pas que le recruteur vous perçoive comme quelqu’un d’inflexible. Or c’est exactement ce qui se passera si vous faites de telles déclarations. Gardez l’esprit ouvert si le poste vous intéresse, même si certains points ne vous semblent pas parfaits. D’autres facteurs -- un salaire plus élevé que prévu, ou la possibilité de faire progresser rapidement votre carrière -- peuvent compenser la nécessité de devoir faire occasionnellement des heures supplémentaires, par exemple. En même temps, ne négligez pas les éléments réellement rédhibitoires. Si vous ne souhaitez pas effectuer de déplacements professionnels, quelles que soient les circonstances, prévenez aussitôt l’employeur que le poste ne vous convient pas.

Interdiction n° 5 : « Heureusement, j’ai perdu mes mauvaises habitudes. » ou « Je suis un grand fêtard. »
Même s’il est normal de vouloir donner au recruteur un aperçu de votre personnalité, ne lui dévoilez pas tout à votre sujet. Lorsque votre interlocuteur dit : « Parlez-moi de vous », restez discret et ne succombez pas à l’envie de trop en dire. Concentrez vos propos sur la sphère professionnelle.

Les capacités relationnelles comptent parmi les qualités les plus importantes pour se démarquer par rapport à un candidat qui dispose des mêmes compétences et d’une expérience similaire. L’entretien est votre première occasion de démontrer votre force dans ce domaine. Donc lorsque vous rencontrez un employeur potentiel, soyez prudent et mesuré dans vos propos.

A propos du groupe Robert Half :
▪ Fondé en 1948,
▪ Leader mondial du recrutement temporaire et permanent spécialisé,
▪ Coté à la Bourse de New York,
▪ Implanté en France depuis 1989,
▪ Intervient sur tous les métiers de la finance, de la comptabilité, de la banque, de l’assurance, du juridique et fiscal ainsi que de l’assistanat et du secrétariat,
▪ Présent à Paris, La Défense, Versailles, Saint-Denis, Massy, Lyon, Nantes, Lille et Aix-en-Provence,
▪ Compte plus de 360 bureaux dans le monde (Etats-Unis, Canada, Europe, Australie, Asie, Nouvelle-Zélande)
Robert Half a été élue « Entreprise où il fait bon travailler, 2011 »
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Quels mots clés choisir pour son CV ?

Utiliser les bons mots clés dans son CV est primordial. La plupart des recruteurs s’en serviront pour sélectionner les candidats présents dans leurs bases de données. Quelques conseils pour passer cette première étape.

“La règle est simple : il faut utiliser les mots clés qui représentent le mieux votre domaine informatique.” Selon Mehdi Chaieb, Directeur associé de Pearl IT Consulting, cabinet de conseil en recrutement spécialisé dans le domaine informatique, « en cloisonnant, on peut dire qu’il existe environ 30 typologies de métiers informatiques. Or chacun a ses propres spécificités et ses propres mots clés pertinents. » Un candidat doit donc faire apparaître les mots clés correspondants aux technologies utilisées, à ses compétences fonctionnelles, à la présentation des enjeux et à la finalité du projet, à son rôle dans celui-ci, ainsi qu’aux éléments de chiffrage. Sans oublier la démarche méthodologique mise en œuvre, qui est souvent omise par les candidats.
« Par exemple, un Responsable BI devra détailler les technologies maitrisées sur les parties alimentation, modélisation, conception reporting, tout en faisant apparaître les enjeux projets ‘refonte datawarehouse’, ‘migration ETL’, et également le budget opdx/capex géré, ainsi que le schéma directeur mis en place ou proposé », explique Mehdi Chaieb. Il devra également mettre en avant les domaines métiers adressés, c’est-à-dire  la direction de l’entreprise concernée (finance, comptabilité, marketing, commerce, etc.).

Innocentia Agbe

« L’habit ne fait pas le moine ». Et pourtant…

« L’habit ne fait pas le moine ». Pourtant dans le monde professionnel, nombreuses sont les occasions où l’on constate que les apparences, les manières et l’image dégagées sont primordiales. B2EN, accompagnateur de carrière, vous conseille pour améliorer votre image et faciliter votre évolution professionnelle.

Extrait d’une conversation tenue avec un cadre se posant des questions sur sa capacité à gravir les échelons professionnels :

«- Je ne comprends pas. Au vu de la qualité de mon travail, j’aurais dû passer chef de projet cette année. Au lieu de ça, c’est un de mes collègues dont le travail est correct mais moins bon que le mien qui a été promu.

- Vous a-t-on expliqué pourquoi ?
- Mon responsable m’a répondu que mon collègue passait mieux au niveau des clients. Mais ça ne veut rien dire ! Les clients ne souhaitent qu’un travail de qualité et c’est tout ! Ce n’est qu’une fausse excuse.
- Comment s’habille votre collègue ?
- Plutôt en costume.
- Et vous ?
- Je m’habille décontracté : pantalon-T shirt ; vous savez mon ordinateur se fiche de ma façon de m’habiller.
- Pensez-vous que ce soit également le cas de vos clients ?… »

Un grand nombre de personnes que nous accompagnions ont le même type de réflexion : les apparences n’ont pas d’importance, ce qui compte c’est le résultat.

Pourtant, quel crédit accorderions-nous à un médecin surdiplômé qui nous accueillerait d’un « Qu’est-ce qui ne va pas mon gars ? » en survêtement au bistrot du coin ?

Notre image est décisive dans nos relations professionnelles.

Elle est constituée de nombreux éléments comme notre apparence physique, nos manières ou encore le décor dans lequel on évolue (ex : la façon dont est rangé notre bureau).
De fait, il faut bien prendre conscience que notre image est polymorphe : on ne se comporte pas de la même façon au bureau et à la maison, on ne se trouve pas devant le même « public ».

Lorsque nous abordons ce sujet, on nous répond souvent : « Mais je suis ce que je suis, je ne vais pas jouer un rôle pour mieux évoluer dans ma carrière ! ».

La question est posée : Faut-il jouer un rôle ?

Si jouer un rôle signifie construire de toute pièce un personnage idéalisé très différent de vous et qui corrigerait tous vos défauts, la réponse est claire : Il ne faut pas le faire !

En effet, cela vous mettra immédiatement mal à l’aise et vous devrez faire des efforts considérables pour y parvenir. En outre, il est quasi impossible de tenir longtemps ce rôle : votre personnalité va ressortir à un moment ou à un autre, ce qui cassera la cohérence de cette fausse image et jettera sur vous le discrédit.
 
Par contre, réfléchir à son image et essayer d’arrondir les angles sans changer radicalement sa vraie nature a de nombreux avantages.

Prenons un exemple concret :

Une des personnes que nous avons accompagnée était un jeune étudiant en école d’ingénieurs. Il était brillant et motivé mais n’arrivait pas à décrocher son 1er job dans le Conseil.

Pas de problème au niveau de son look. Par contre, il  utilisait un vocabulaire en décalage avec le milieu feutré du Consulting.

Par exemple, il ponctuait régulièrement la fin de ses phrases par un « et puis voilà » qui n’avait pas d’autre rôle que de l’aider à conclure l’exposé de ses idées. Après avoir réalisé une simulation d’entretien filmée(*), il s’est rendu compte que certains mots ne collaient pas avec son futur métier.

Nous l’avons donc aidé à les remplacer par des mots ayant le même sens et correspondant au milieu professionnel visé. Il a fallu s’entraîner, se reprendre mais au bout de trois semaines, le problème était réglé et il a trouvé son 1er job.

On nous dit « ce n’est qu’un détail » mais dans les faits ce genre de détail est décisif.

L’habit ne fait pas le moine mais il y contribue.

* Simulation d’entretien filmée et réalisée par B2EN dans son module « Préparation aux entretiens de recrutement »©.

B2EN est le 1er accompagnateur de carrière des Cadres

Cette société propose à tous les Cadres un ensemble de services en fonction de leur besoin particulier : conseil de carrière, formations, bilans de compétences,…


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